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Rentrée 2017 : ces élèves qui rêvent d'armée plus que d'école



Les vacances d’été s’achèvent pour 12 millions d’élèves qui retrouvent avec plus ou moins d’enthousiasme les bancs de l’école. Nul doute que pour leur premier jour de rentrée, ils auront tous soigneusement préparé leurs fournitures scolaires ainsi que choisi minutieusement leur tenue vestimentaire inaugurale. 

Cette année, l'enseignante que je suis s'attend à voir fleurir le motif treillis, autant sur les cartables, trousses et agendas que sur les pantalons, joggings, blousons, vestes, survêtements et autres tee-shirts évoquant le même type de dessin. Il suffit en effet de faire un tour dans les allées des grandes surfaces pour constater que la mode militaire sera "tendance", comme elle l'a été tout l'été.

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La mode militaire : plus qu’une tendance estivale, un état d’esprit…

 

Alors même que les agressions contre les militaires de l'opération Sentinelle se multiplient sur notre territoire, difficile d'échapper au déferlement des tenues à motifs treillis cet été 2017. Décryptage d'une mode qui pourrait bien perdurer...

Cet été, sur les plages, dans la rue ou les centres commerciaux, partout déambulent des essaims d'estivants vêtus de pied en cape en... treillis.

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Des vacances pour revitaliser le corps... et l'esprit !


Les résultats du baccalauréat et du brevet des collèges sont tombés et les élèves goûtent à présent de vacances (bien méritées?). Néanmoins, il n'est pas inutile de rappeler que « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. Et les mots pour le dire parviennent aisément ». Cette sage maxime de Nicolas Boileau, homme de Lettres du XVIIème, je la recommande nom seulement aux futurs lycéens mais également à toutes celles et ceux tentés par le jargon actuel dont voici en substance la teneur indigeste : « Du coup, j’voulais vous dire qu’au final, y’a pas de souci. C’est énorme ! Genre, trop bien ! Du coup, voilà ! Du coup, c’est clair, non ? »…
Aussi clair que lorsque j’entends un estivant reprocher à son compagnon de se montrer « INreconnaissant ». Et d’ajouter, quelque peu dubitatif : « C’est comme ça qu’on dit, non ? » NON ! Absolument pas ! Quelle ingratitude pour la langue de Molière ! Boileau, reviens ! Pardonne-les, pauvres pêcheurs, de martyriser ainsi le beau langage… 

Ces lacunes et approximations linguistiques vont de pair avec certaines formulations béates et pavloviennes qui viennent très fréquemment heurter les oreilles désabusées des sceptiques et autres pauvres hères lucides. Ainsi, que penser des exclamations quasi injonctives telles que « Elle est pas belle la vie ! », « Que du bonheur ! » « Profite ! », « Je veux un bisou ! » « On est tous des… » abrutis ? Telle est la question… 

Le nouveau ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a fait part de sa volonté de remettre les fondamentaux au cœur de l’enseignement en primaire, parmi lesquels, la langue française, présumée occuper une place de premier choix. On ne peut que s’en réjouir. De même, on est droit d’espérer que les effectifs réduits dans les salles de classe promis pour la prochaine rentrée en CP dans des zones d’éducation prioritaire offrent aux écoliers la possibilité d’acquérir une solide maîtrise de l’expression orale… 

Encore faut-il que les professeurs qui ont la charge d’élever les plus jeunes vers les (hautes) sphères de la connaissance donnent l’exemple ... les professeurs, ainsi que tous les adultes en charge de la jeunesse, notamment pendant les vacances scolaires. Or, maîtriser la langue française ne va pas de soi dans une société de l’immédiateté où les tweets, SMS et autres raccourcis tiennent lieu de discours organisé et où le sacro-saint téléphone portable – ou iPhone – fait figure de véritable totem pour son utilisateur qui ne s’en séparerait pour rien au monde, même pas durant un repas (entre amis ?) … 

Le cerveau des plus petits agit comme une éponge qui absorbe le meilleur comme le pire. Il est donc grand temps de sonner la fin de la récréation et de tordre le cou aux « du coup » effrénés et autres formules abusives, oh combien impropres à la consommation ! J'invite donc chacun, en ces temps de repos estival et de pratiques sportives en tous genres, à ne pas délaisser l'intellect...

Bravo à Guy Carlier qui pourfend ceux qui ânonnent « Vous n’aurez pas ma haine » !


  

« […] je déjeunais en pilotage automatique après avoir, dans un terrible rituel désormais immuable, allumé la petite télé de la cuisine, pour savoir s’il n’y avait pas eu, dans la nuit, un autre Manchester, un autre Nice, un autre Bataclan. Pour savoir s’il allait encore falloir dire l’indicible aux enfants qui s’éveillent en chantant, pour savoir si madame Hidalgo éteindrait la tour Eiffel le soir même, pour savoir si on enverrait des tweets affirmant que les salopards n’auront pas notre haine, alors qu’on les déteste plus que tout au monde et qu’on rêve de leur arracher les couilles afin de les priver des 70 vierges pour l’éternité que leur promettent les maquereaux de la barbarie. » 

Extrait de la chronique de Guy Carlier dans Télé 2semaines du 10 juin au 23 juin 2017

Retour du redoublement : sortir de l'égalitarisme forcené

 
Le redoublement fera son retour à la rentrée scolaire de septembre. C'est une bonne nouvelle. Redoubler permet à l'élève d’assimiler des connaissances à côté desquelles ils est passé une première fois.

Le nouveau ministre de l’Éducation nationale  Jean-Michel Blanquer vient d’annoncer qu’il rétablirait le redoublement dans tous les établissements scolaires, dès la rentrée prochaine. Le redoublement avait été rendu exceptionnel depuis un amendement voté en mars 2013 à l'Assemblée nationale.
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L’armée peut-elle réussir là où l’école a échoué ?


Une prof témoigne dans Génération Treillis, un essai qu’elle vient de publier…

 

Paris, avril 2017 Attentats, délinquance, sentiment d’insécurité : jamais la demande d’autorité n’a été aussi forte dans notre pays ! L’Armée est même devenue tendance : des généraux prennent la plume, les campagnes de recrutement de la grande muette font carton plein et tous les politiques prônent dans leur programme respectif la restauration du service militaire quand ce n’est pas du port de l’uniforme à l’école.

Et pour cause : l’Armée constitue aujourd’hui le rempart le plus efficace pour sauver une jeunesse en perdition guettée par le chômage, menacée de décérébration et pire encore, tentée par l’aventure mortifère djihadiste. Apprendre aux enfants, adolescents et jeunes adultes à obéir pour faire d’eux des citoyens éclairés et épris de liberté. Voilà ce que l’Armée, employée à bon escient et de façon transitoire, pourrait offrir à notre jeunesse… Aux grands maux les grands remèdes !

Encore faudrait-il octroyer à nos militaires la possibilité et les moyens d’opérer sur des terrains dépassant largement le champ de leurs interventions traditionnelles. L’ordre de mission assigné à l’Armée ne profiterait pas seulement à la jeunesse, mais également à tous les Français : lutte contre l’insécurité, relance économique, renforcement de la cohésion nationale et réaffirmation de la place de la France en Europe et dans le monde. Qui donc, parmi les candidats à la présidentielle 2017 saura-t-il entendre cet appel et redonner ainsi aux Français l’envie de s’engager ?

L’auteure : 
Véronique Bouzou, professeur de français en région parisienne et auteure de plusieurs essais sur l’école, est partie de son expérience dans des établissements difficiles qu’elle a complétée par des rencontres auprès de hauts gradés de l’armée pour écrire ce livre-programme. « Après ces Profs qu’on Assassine où je traitais de la souffrance des enseignants dans leur travail, j’aborde dans Génération Treillis celle de mes élèves, menacés par le décrochage scolaire, la précarité et pire encore, la tentation djihadiste », explique Véronique Bouzou.  

L’éditeur : 
Livre publié chez Amazon (http://urlz.fr/4Tn1) en version papier (12,66 €) 
« Si j’ai choisi d’auto-éditer ce livre chez Amazon, c’est pour qu’il soit disponible pendant la campagne présidentielle, les sujets que j’y aborde étant brûlants : crise d’autorité de l’État, lutte contre le terrorisme, tensions dans les banlieues, chômage endémique, etc. », relève Véronique Bouzou.