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L’armée peut-elle réussir là où la politique a échoué ? Oui, si on lui en donne les moyens...

Offrons une chance à l’Armée française de nous aider à mieux lutter contre linsécurité, mais aussi de relancer léconomie, renforcer la cohésion nationale et réaffirmer la place de la France en Europe et dans le monde.... en faisant passer son budget à 3% du PIB !

Bonne nouvelle : une majorité de candidats à lélection présidentielle confirme la pertinence de lobjectif de 2 % du PIB défini par le ministère de la Défense pour leffort de défense de la France. Mais ne faudrait-il pas se montrer plus généreux encore en portant ce budget à 3% ?

La France na-elle pas en effet un rôle historique à jouer dans le contexte international actuel caractérisé par le Brexit au Royaume-Uni, lélection de Donald Trump aux Etats-Unis et donc la possibilité dun retrait des forces américaines du Vieux continent, sans oublier les tensions entre certains pays européens et la Russie de Vladimir Poutine ? LHistoire ne repasse pas les plats, et il serait dommage de sen priver....

Car notre pays, réputé dans le monde entier pour sa gastronomie, ses marques de luxe, ses grandes écoles, ses charmes touristiques ou bien encore son modèle social, lest aussi pour la grandeur de son armée. Cette dernière fait de la France la première puissance  militaire européenne et lune des premières au monde si lon tient compte de son armement conventionnel et nucléaire et de sa capacité de projection sur les cinq continents.

Missions élargies

Augmenter le budget de larmée, ce serait dabord renforcer lefficacité des missions de nos soldats qui à lextérieur luttent contre létat islamique et à lintérieur constituent un véritable rempart face à la menace d’attentats terroristes. Avec davantage de moyens – et donc deffectifs – lArmée française pourraient ainsi être le fer de lance de la Défense européenne et sécuriser les frontières de lEurope toute entière en échange d'une participation financière de la part des pays européens soucieux de préserver leur intégrité.

Augmenter le budget de larmée, ce serait lassurance dun vrai retour sur investissement.  En effet, la grande muette a pour habitude de passer des commandes de matériels, dinfrastructures et de technologies auprès de nos fleurons industriels et aéronautiques ainsi que dun bataillon de sous-traitants qui emploient des dizaines de milliers de personnes, sinon plus.

Augmenter le budget de l’armée, ce serait donner à nos militaires la possibilité et les moyens dopérer sur des terrains dépassant largement le champ de leurs interventions traditionnelles. Lidée nest pas de mettre fin à une armée professionnelle telle quelle existe aujourd'hui, et qui a su faire preuve de son efficacité, mais bien délargir son ordre de mission, quitte à restaurer le service militaire (ou civique) obligatoire, comme vient de le faire la Suède.

Enfin et surtout, augmenter le budget de larmée lui permettrait de se saisir à bras le corps de problèmes de société tels que léchec scolaire (et cest une prof qui vous parle), la pauvreté, le chômage, lexclusion ou la pollution. Bref, autant de défis que les autres institutions ont souvent échoué à relever. Cest à ce prix que lArmée française permettra à nos compatriotes de retrouver  confiance en lavenir dans un pays où la défiance envers les politiques est devenue chronique, en témoignent les taux dabstention élevés à chacune des élections.

Ma tribune sur Merah publiée en 2012 hélas toujours d'actualité cinq ans plus tard...

Il y a cinq ans, j'avais fait paraître une tribune sur Le Cercle Les Echos que je vous invite à relire...

À quand une sortie scolaire en hommage à Mohamed Merah ?
Telle est la question que l’on est en droit de se poser suite à la succession de cas d’enseignants qui se sont tristement illustrés auprès de leurs élèves dans le sillage de l’affaire Mohamed Merah et dont les médias se sont fait l’écho...

À commencer par cette professeure d’anglais, qui, devant ses élèves de terminale à Rouen, a évoqué la possibilité d’accorder une minute de silence en hommage au tueur. Quelques jours plus tard, dans un lycée lyonnais, une autre enseignante a déclaré aux élèves à qui elle faisait cours le lendemain même de la tragédie : "Nous allons faire la minute de silence, mais nous allons la faire aussi pour le tueur. (...) S’il a fait ça, c’est qu’il avait une bonne raison de le faire, il ne doit pas être bien dans sa peau. Le pauvre..."

Enfin, dernier cas répertorié dans la presse, celui d’une professeure de français en Ariège proposant un sujet d’argumentation à ses élèves de troisième sur le bien-fondé de la mort de Mohamed Merah dont voici la teneur exacte : "Est-ce une bonne chose que Mohamed Merah soit mort ? Pour les victimes, leurs familles, le Raid, la justice, sa famille, lui-même, les gens ?".

Lire la suite sur Le Cercle Les Echos

L’armée, source d’émancipation des jeunes femmes en manque de repères


L’armée est devenue tendance auprès des jeunes. Je le constate au quotidien dans mon métier d’enseignante. Dans les salles de classe et les cours de récréation, je ne compte plus les élèves en pantalons, joggings, blousons, vestes, survêtements et autres tee-shirts aux motifs de treillis. Et cela concerne aussi bien les garçons… que les filles. Derrière le simple effet de mode, j’y vois un réel attrait de la jeunesse pour la chose militaire, qui se traduit par un nombre croissant d’élèves désireux de rejoindre, à terme, les rangs de l’armée.

Une élève de troisième qui déplorait depuis des années le fait qu’elle n’arrivait pas à obtenir des résultats corrects dans la plupart des disciplines est même venue me trouver un jour à la fin de l’heure, réjouie, s’exclamant « Ça y est, je me suis inscrite dans une salle de gym. Le sport, ça me donne confiance en moi » et de me demander, dans la foulée : « Vous savez, Madame, ce qu’il faut faire comme études pour rentrer dans l’armée ? »
 
Et elle est loin d’être la seule dans ce cas. « À l’armée, on sera tous solidaires et il n’y aura plus de différences entre nous ! », me confiait récemment une autre élève. Et une troisième d’ajouter : « Je veux qu’on me dise ce que je dois faire, ça me motive. Je sais que, sans ça, j’aurai du mal à travailler. » Preuve que la demande d’autorité n’est pas anecdotique et que l’immense majorité des élèves que je côtoie la réclame, n’en déplaise aux tenants de la politique de l’enfant-roi et du laxisme généralisé, si chère aux démagogues de tous poils.

L’attrait de la jeunesse pour l’armée est encore plus marqué depuis les attentats perpétrés sur notre sol ces dernières années. Alors que beaucoup d’adultes ont pris le parti de faire comme si de rien n’était, ânonnant des slogans tels que « Même pas peur ! » ou encore « Vous n’aurez pas ma haine », les enfants du millénaire, eux, n’entendent pas rester les bras croisés face à ces événements qui les ont traumatisés à jamais.

D’autant plus que cette nouvelle génération est en première ligne face à la montée des revendications communautaristes et de la tentation djihadiste qui concerne, aujourd’hui, de plus en plus de jeunes filles, elles aussi en manque de repères et désireuses d’appartenir à une communauté soudée, fût-elle mortifère.

L’armée n’est donc pas seulement le vecteur de valeurs telles que la discipline, la loyauté et le courage face à un monde matérialiste fondé sur le culte de l’apparence et de l’argent, mais également une alternative à la tentation djihadiste. Aux jeunes femmes tentées de rejoindre les rangs de l’État islamique, je n’ai qu’une chose à dire : faites l’armée, pas la guerre !

Tribune parue sur Boulevard Voltaire à l'occasion de la Journée de la Femme 2017.

Génération Treillis a son compte Twitter

Compte Twitter : @GenTreillis




Profs, militaires : même combat !


L'hebdomadaire Marianne m'a interviewée à l'automne dernier pour un article intitulé L'Etat craque ! où il est notamment question des profs régulièrement agressés et des militaires en mal de reconnaissance. Voici ci-dessous le passage où je suis citée. Bonne lecture...