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A lire dans la même veine que Génération Treillis : Les nouveaux enfants du siècle


Voici, pour la première fois, tels qu’en eux-mêmes, les nouveaux enfants du siècle. Après avoir travaillé à Atlantico, Alexandre Devecchio, 29 ans, aujourd’hui responsable du FigaroVox, compte parmi les journalistes les plus prometteurs de sa génération.

Ils ont vingt ans. Ils sont islamistes et partent pour le djihad. Ils sont souverainistes ou identitaires et s’enrôlent au Front national. Ils sont conservateurs, catholiques et animent la Manif pour tous. Tout les oppose, mais ils s’opposent tous à la globalisation, au libéralisme, à la fin de l’histoire. Par leurs révoltes et par leurs fractures, ils sont le miroir de la France d’aujourd’hui et de demain. 

Des caves des cités aux couloirs de Sciences Po, des sites propagandistes aux collectifs militants, des émeutes aux manifestations, ce livre fait plonger dans le chaudron d’une génération sulfureuse. Enquête sans précédent, il donne la parole à ses protagonistes, notoires ou anonymes. Essai inédit, il les inscrit dans les débats intellectuels et les retournements idéologiques dont ils sont à la fois les héritiers et les contestataires. Jusqu’où iront leurs volontés tragiques et antagoniques de refaire le monde défait de leurs parents ? Nous annoncent-ils un futur de conflits communautaires, ethniques et religieux, ou un avenir placé sous le signe du sursaut politique et spirituel ?
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Le moral en berne

Les enseignants qui officient dans les établissements scolaires classés en ZEP (zone d’éducation prioritaire) auraient le moral au ras des chaussettes, à en croire Charb. Et la salle des profs serait devenue leur ultime refuge dans ces banlieues difficiles et oubliées de tous. Alors le directeur de la publication de Charlie Hebdo a enfilé les rangers et coiffé le casque lourd. Puis il s’est risqué jusqu’a cette hypothétique cité scolaire Laurent-Ruquier entourée par les flammes. Rendu sur place après une progression que l’on imagine semblable à celle des convois humanitaires sur Sniper Alley durant le siège de Sarajevo, il a fini par atteindre ce sanctuaire et y a tendu l’oreille et le crayon à proximité de la machine à café qui confond régulièrement soupe au poireau et expresso.

Dans cette BD d’une cinquantaine de pages, il passe en revue – avec l’humour acéré qu’on lui connaît – les problèmes qui émaillent la vie quotidienne dans ce bahut. Les remplacements hasardeux par exemple. Le suppléant du prof de philo, ancien coiffeur, débarque tout droit de Pôle Emploi : normal, « comme les philosophes, on a l’habitude de couper les cheveux en quatre ! ». Car les vocations se font rares. « Les élèves disent qu’ils gagnent plus d’argent en vendant de la drogue que moi en enseignant », se lamente l’un d’eux. Et on ne vous parle pas de ceux qui recopient discrètement les antisèches sur le chargeur de la kalachnikov !

Le père de Maurice et Patapon fait de cette salle des profs un véritable camp retranché, où ceux qui viennent s’y mettre à l’abri n’ont plus le sentiment d’exercer le plus beau métier du monde. Les temps ont bien changé. « J’ai fêté mon entrée à la fac au champagne, c’était la première fois que j’en buvais. Maintenant, tous les mômes fêtent leur entrée en sixième à la coke ! », constate un soixante-huitard dépassé par les événements. Mais tout n’est peut-être pas perdu depuis qu’un ouvrage a disparu des rayons de la bibliothèque. « Ce n’était pas arrivé depuis 1992 ! Les élèves se remettent à lire, c’est génial ! » Enfin, le livre en question s’intitule Suicide, mode d’emploi et « c’est un prof qui l’a piqué »…

La salle des profs de Charb

(Editions 12 bis).

Source : Le Républicain Lorrain

Les Pédagogues




On déplore aujourd'hui en France et dans bien d'autres pays la faillite de l'éducation officielle. Jean de Viguerie, dans cet essai, éclaire parents et professeurs sur les origines du désastre. Les principaux responsables sont les pédagogues. Les innombrables réformes de l'enseignement, accomplies par les pouvoirs publics depuis un demi-siècle, ne représentent que la cause immédiate. Les pédagogues contemporains bien connus, Freinet, Ferrière, Piaget, Meirieu, se réfèrent toujours à ceux des siècles passés, comme Érasme, Comenius et Jean-Jacques Rousseau. Le système utopiste, mis au point au cours du temps, est devenu aujourd'hui doctrine d'État et réglemente l'enseignement dans une grande partie du monde. On doit en démasquer le mensonge. L'utopie pédagogique annonce la « réussite de tous » mais, en même temps, elle proscrit les véritables moyens d'apprendre et dévalue le savoir. Elle se targue de placer l'enfant au cœur du système scolaire — l'enfant « sujet » et non « objet » — mais en même temps elle lui refuse l'intelligence innée, la mémoire et l'appétit de savoir. Elle s'empare de lui, le façonne et le manipule. Toute la faillite vient de là. Libérons l'enfant de sa tutelle oppressive en en dénonçant l'utopie.

L'altermanuel d'histoire de France

Ce que nos enfants n'apprennent plus au collège




Périodes clés, grands personnages, institutions, textes fondateurs, découvertes capitales, guerres et batailles... Vous redécouvrirez tous ces pans de l'histoire de France qui ont été oubliés ou réduits à la portion congrue dans les programmes du collège. Comment expliquer la disparition de Clovis, Hugues Capet, Saint Louis, François Ier, Louis XIII, Richelieu ou Mazarin, des programmes du secondaire ? Comment justifier la place désormais mineure accordée à Louis XIV et Napoléon ?

Cet ouvrage clair et pédagogique répare tous ces oublis en présentant les grandes figures et événements historiques qui permettent d'expliquer comment s'est façonné notre pays, au fil des siècles. Richement illustré, il est destiné à tous ceux qui souhaitent enrichir leurs connaissances et transmettre à leurs enfants les éléments fondamentaux de notre histoire commune.

Louis XVI a perdu la tête




L'histoire-géo revue par les collégiens

Le temps de quelques pages, les collégiens prennent le pouvoir et réécrivent l’Histoire. Ces copies d’élèves, totalement décalées, cocasses ou absurdes, Olivier Marion, professeur d’histoire-géographie, les a récoltées pendant douze ans.

Voici quelques perles (erreurs d'orthographe incluses) :

« Jules César est l’auteur d’Astérix et Obélix »
« Il y a 5000 habitants sur Terre »
« L’Europe a 730 habitants »
« Le régime politique d’un pays, c’est quand on ne mange pas beaucoup car les gens n’ont plus à manger »
« Les robustes femme qui travailler dans les fermes en 14-18 sont appeler les poilus »
« En 1914, les Français et les Allemands essayaient de se prendre par derrière, cela s’appelle la guerre de mouvement »
« La personne qui à permie que l’école soit laïque, c’est Jésus »
« Pasteur a découvert en 1885 le vaccin contre la race »…

Le Pacte immoral







L’éducation nationale est un formidable gâchis. C’est ce qu’écrit Sophie Coignard, grand reporter au Point, dans son nouveau livre Le pacte immoral. Un récit effarant et une enquête féroce sur le sabotage de l’éducation par les élites.

Ecoutez la chronique de Philippe Vallet sur France Info

J'ai mal à mon école





J.-M. Louis, inspecteur de l'Education nationale, dénonce l'actuelle gestion de l'administration scolaire, responsable selon lui de la déshumanisation qui touche une institution porteuse de valeurs. Il explique que la finalité de l'école n'est plus la réussite des élèves mais sa propre performance et propose des solutions pour sortir de la crise qu'elle traverse.
L'École est en souffrance. Une souffrance partagée par les professeurs et les élèves. Absentéisme, troubles de santé, violence, difficultés scolaires sont les symptômes parmi d'autres de cette souffrance. Dans cet ouvrage, Jean-Marc Louis met en cause la transformation progressive de ce qui était une institution porteuse de valeurs en un système déshumanisé. Car la finalité de l'École n'est plus la réussite des élèves mais sa propre performance. Indicateurs, statistiques, évaluations, tableaux de bord... sont devenus les mots-clés d'une gestion qui s'apparente à celle de l'entreprise. L'auteur analyse les causes de cette évolution qui - contrairement à ce qu'on laisse croire - se soucie peu de la pédagogie et de la qualité de l'enseignement. Pour lui, aucune réforme n'apportera de réponse durable au «mal-être» de l'École si elle n'intègre pas la dimension humaine de ceux qui la font : ses personnels et bien sûr les élèves. Il propose des pistes pour progresser dans cette voie.Un plaidoyer pour une École où chacun retrouverait sa place et qui remplirait à nouveau sa mission première de service public.

Editeur : Presses de la Renaissance

N'émigrez pas ! L'Europe est un mythe



Après le succès de "Je suis venu, j’ai vu, je n’y crois plus" (plus de 10 000 exemplaires), Omar Ba nous livre un texte percutant sur l’immigration, un sujet brûlant. Omar Ba affirme que les Africains qui quittent tout pour venir en Europe perdent au change. Leur avenir est sur le continent noir.

L’immigration contribue à maintenir les populations africaines en position d’assistanat. De plus, les populations immigrées sont plus touchées par le chômage : l’Europe a-t-elle besoin de l’immigration ? Les immigrés sont « conviés à la misère ». Omar Ba est contre les régularisations massives des sans-papiers, qui vont pousser de nombreux autres Africains à quitter leurs pays d’origine pour l’Europe en leur donnant de l’espoir, mais qui vont aussi priver les pays d’Afrique de leurs ressortissants.

Au sujet des expulsions, il s’agit d’une sanction juridiquement approuvée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme, cela ne devrait pas provoquer autant de remous. Pour Omar Ba, l’opinion publique choisit l’émotion (cas du renvoi des Afghans en décembre 2009). « Parfois il est salutaire de raccompagner l’étranger dans son pays », selon lui.

Les conditions socio-économiques se dégradent dans les pays du Nord, qui ne peuvent donc plus accueillir. Mais selon Omar Ba, l’immigration ne doit pas être associée au racisme, c’est un problème socio-économique, à ne pas « racialiser » (ex : la chasse aux Camerounais exercée en Guinée Equatoriale en mars 2004, où on a vu « des Noirs s’en prendre à d’autres »)…

Un texte à contre-courant des idées « bien-pensantes » sur l’immigration, le point de vue surprenant d’un immigré africain de 27 ans.

Commentaire VB :

Au chômage, à l'assistanat et à la misère, on aurait pu ajouter l'état de délabrement avancé dans lequel se trouve l'école de la République pour dissuader les candidats qui rêvent encore de venir s'établir dans l'Hexagone.

Je recommande ce livre publié par mon éditeur à tous les «biens-pensants» - avec une mention spéciale pour certains sociologues - pour qui l'immigration massive est une «chance» pour notre pays. Et sans doute aussi une chance pour nos écoles, en témoigne le climat apaisé dans lequel évoluent quotidiennement les profs de banlieue...

Les yeux grands fermés


La question de l'immigration serait-elle devenue trop sensible en France pour être sérieusement débattue ?

À en croire la plupart des médias, des politiques, des ONG et des organisations internationales, l'économie et les bons sentiments marcheraient main dans la main. Mais l'impact de l'immigration en France n'est guère étudié et la répétition du discours sur ses bienfaits tient lieu d'évidence. Les rares études françaises sur la question sont prudemment étouffées. L'effet sur le peuplement des territoires, en particulier dans la région parisienne, n'est guère envisagé, car il risque de révéler l'ampleur des bouleversements et du fait accompli. Pourquoi, en effet, produire des connaissances sur un phénomème que l'on décrit à la fois comme inévitable et bénéfique ?

Pourtant, en dehors de l'Hexagone, les débats scientifiques sont vifs, aux États-Unis notamment, où les études réalisées sur l'impact économique de l'immigration ne confortent pas le postulat français d'une contribution essentielle. En réintroduisant dans le débat français ces études, dont l'écho n'a guère franchi nos frontières, Michèle Tribalat nous met en garde contre le mépris des faits au nom de l'idéologie.

Pourquoi Sarkozy va partir

A ceux qui se voient clouer au pilori pour oser avancer des "vérités" dérangeantes, je conseille de prendre exemple sur cet auteur lucide qui a eu la sage précaution de prendre un pseudonyme, en témoigne cet étrange article du JDD...

J'adhère pleinement à l'analyse fine du chapitre 7 dans lequel se trouve dressé un constat précis de la situation actuelle en matière d'immigration et d'identité nationale.

Je retranscris ci-dessous un extrait lui-même repris d'un témoignage rapporté par le journal Le Monde en date du 20 octobre 2008 :

« Un collège d'Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) avait réuni trente élèves de 12 à 16 ans, pour un cours spécial d'éducation civique. Parmi les participants, une "Blanche", une Asiatique, tous les autres étant maghrébins et africains. L'animateur, au début de la discussion, lança : "Que ceux qui se sentent français lèvent la main." Quatre bras se levèrent. Pendant trois heures, un passionnant débat s'engagea entre les protagonistes. Que signifiait la France pour eux ? Et leur pays d'origine ? Le pays de leurs parents ? Comment se sentent-ils ici ? Pourquoi siffle-t-on dans les stades comme ils l'ont vu et entendu à la télévision ? Souffrez-vous du racisme dans votre vie quotidienne ? Etc. A la fin de la séance, l'animateur leur demanda à nouveau qui se sentait français. Quatre mains - les mêmes - s'élevèrent.»

Et Judas conclut par cette pertinente interrogation oratoire : « Et l'on ne veut toujours pas débattre sur l'identité nationale, "ce faux problème" ?»

Je m'étonne qu'un auteur d'une telle perspicacité et justesse de vue au niveau du constat considère François Fillon comme l'homme providentiel pour 2012. N'y aurait-il point de salut hors l'UMPS ?

La République amnésique


Un livre indispensable en ces temps où la libre parole est menacée. Un chapitre entier est consacré à l'école. Je n'ai pu m'empêcher de recopier l'introduction tant elle traduit ce que je pense...

« Il est interdit d’interdire ». Le slogan a quarante ans. Descendus de leurs barricades pour accéder au sommet des ministères, les acteurs de mai 68 s’apprêtent à tirer leur révérence en nous laissant les fruits empoisonnés de leurs utopies. Rêvant d’une société sans entrave, ils ont accouché d’un État pudibond. La France du XXIe siècle n’est plus qu’une caricature de l’Angleterre victorienne ou de l’Amérique de la prohibition. Les interdits sont partout : la cigarette est proscrite ; le vin vilipendé ; la vitesse stigmatisée. Partout, l’ordre moral affiche ses signes ostentatoires d’autorité destinés à faire le bonheur des Français malgré eux. Détecteurs anti-tabac dans les restaurants. Alcotest à la fin des repas. Radars sur le bord des routes.

Si les ligues de vertu se contentaient d’inspecter le fond de nos verres, de filtrer l’air que nous respirons et de flasher la vitesse que nous atteignons, nous serions prêts à sourire face à ce dévoiement d’un chimérique principe de précaution. Malheureusement, sondant nos cœurs et nos reins, elles sont à l’affût de tous les mots qu’elles ont frappés d’interdit. Dans la société du politiquement correct, le tabou est devenu la règle, la liberté l’exception. La litanie devant un tribunal : Immigration. Préférence nationale. Discrimination. Patriotisme. Respect de la sécurité des personnes et des biens. Sévérité à l’égard des délinquants. Répression. Méfiance vis-à-vis de la construction européenne. Régime de Vichy. Souvenir de l’Algérie française. Restriction du droit à l’avortement. Refus du mariage homosexuel. Famille composée d’un père et d’une mère. École du travail et du mérite. Promotion de la morale.

Dès qu’un de ces mots est prononcé, la classe politique et la caste médiatique réagissent systématiquement, à l’image du chien de Pavlov, de façon instinctive sans aucun esprit critique. L’hystérie collective s’en empare. Les plaintes fusent. Les juridictions sont saisies. Les jugements rendus. Dans un réflexe irrationnel et anachronique, elles évoquent les années 1930. La montée du nazisme. L’horreur de la déportation. Associées aux treize années qui ont assombri l’Europe, ces expressions sont décrétées hors-la-loi et ceux qui les prononcent bannis de l’humanité.

C’est ainsi que tout un discours, considéré pendant des années comme exprimant le simple bon sens ou relevant de la libre polémique, sent aujourd’hui le soufre. Poussée par un vent ayant commencé à souffler en mai 1968, la classe politique a progressivement dérivé, à travers un mouvement irrésistible. Ce qui était hier admis par tous, de la gauche à la droite, est désormais considéré comme sulfureux. Réactionnaire. D’extrême droite.

Or, sur tous ces sujets, la gauche et la droite n’ont pas eu, depuis la proclamation de la IIIe République jusqu’au début des années 1980, la frilosité qui est aujourd’hui la leur. Si les interdits actuels avaient été en vigueur au cours de toutes ces années, les listes des suspects comporteraient des noms surprenants : Jules Ferry, Jean Jaurès, Georges Clemenceau. Roger Salengro ou Émile Zola. Max Dormoy ou Léon Blum. Édouard Daladier. Edgar Faure. Pierre Mendès-France. Guy Mollet. Charles de Gaulle. Simone Veil. Jacques Duclos. Georges Marchais. Le parti socialiste. François Mitterrand. Valéry Giscard D’Estaing. Jacques Chirac. Tant d’autres encore. Tous, à un moment ou à un autre de leur existence, ont écrit le mot ou prononcé la phrase qui leur vaudraient aujourd’hui d’être stigmatisés, dénoncés à la vindicte publique, condamnés par les tribunaux.

Si les idées et les valeurs ont incontestablement dérivé à gauche, il importe néanmoins de préciser de quelle gauche il s’agit. Ce n’est pas celle qui parlait sous les IIIe et IVe Républiques, ou même, au début de la Ve. Cette gauche est morte. Si elle revenait, elle serait interdite de parole et vouée aux gémonies. La nouvelle gauche a en effet oublié ce à quoi elle avait cru durant des décennies, comme la défense de la patrie, la sécurité pour les plus faibles et la morale à l’école. Son discours n’est plus qu’un mélange d’antiracisme, de mièvrerie et d’humanisme niais, le tout sur fond de censure, d’anathème et de conformisme béat.

Son unique succès est d’avoir réussi à amener sur son terrain une droite qui n’a jamais osé dire son nom. Une droite complexée n’ayant qu’une crainte : paraître à la traîne. Ringarde. Dépassée par l’évolution de la société. Et qui n’a qu’un objectif : doubler sur sa gauche cette pensée post soixante-huitarde en démontrant qu’elle peut encore aller plus loin qu’elle. Main dans la main, gauche ayant appris à gérer et droite sachant enfin évoluer se retrouvent dans le marécage de la pensée unique. Tous ceux qui refusent de les suivre sur ce terrain sont excommuniés. Relégués à l’extrême droite. Exclus du « pacte républicain ». Catalogués fascistes et homophobes. Autrefois, ils auraient été tout simplement, selon leur sensibilité, de droite ou de gauche. Voire libres-penseurs ou esprits libres. Ils sont désormais la réminiscence nauséabonde des heures les plus sombres de notre Histoire. C’est cette dérive du discours politique, prisonnier d’un puritanisme intellectuel, que ce livre entend souligner à travers des exemples historiques. Pour décomplexer la classe politique. Et pour libérer les esprits de la chape de plomb qui les étouffe.
Par Thierry Bouclier, éditions Rémi Perrin (2008)
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La loi du ghetto



Dans son livre, le journaliste Luc Bronner publie des lettres d'élèves qui témoignent de leur sentiment d'insécurité.

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Extraits.
Les prénoms des élèves, mineurs, ont été modifiés. Les fautes d'orthographe et de conjugaison n'ont pas été corrigées.

Soixante élèves écrivent à « Monsieur l'inspecteur d'académie »
En deux lignes, parfois. Sur une page pleine, pour d'autres. Avec, presque toujours, une orthographe et une syntaxe hésitantes -une formule diplomatique pour dire que l'écriture est catastrophique.
Mais toutes les lettres témoignent, avec une franchise rare, de la dureté des conditions de vie dans un établissement de ZEP marqué par des épisodes de violence. Comme un cri de colère. Comme un appel au secours de collégiens d'une banlieue difficile. Avoir 15 ou 16 ans dans une ZEP peut se révéler extrêmement difficile -et les premières victimes en sont bien les élèves eux-mêmes, bien avant les enseignants ou les policiers.

« Monsieur l'inspecteur, commence ainsi Géraldine, élève de troisième, décrite comme “très timide” par ses enseignants. La situation du collège Jean-Moulin est devenu très grave. On ne peut plus travailler dans de tel condition, les éleves perturdateurs nous laisse plus travailler. […] Cette situation n'est plus acceptable. Si cela continue comme sa les élèves n'auront plus d'avenir. »

Une de ses camarades de classe, Jenny, excellente élève, qui s'occupe de tout à la maison pour seconder sa mère handicapée, écrit sa colère et son inquiétude. Elle recense les actes de violence subis : jets de projectiles, agressions physiques et verbales, perturbations des cours, salle de permanence dégradée, etc. « Moi, personnellement, je ne peux plus travailler dans ces conditions et je vous informe que j'ai un avenir devant moi, que j'ai un brevet, un bac et un métier à obtenir ! »
La jeune fille désigne les responsables :
« Dans ce collège, des élèves s'amusent à interrompre les cours d'autres élèves et de perturber les cours. D'autres sèchent leurs cours et trainent dans les couloirs, se mettent à crié comme des sauvages. »

Lire la totalité de l'article sur Rue89

Éducation Magazine, un nouveau bimestriel dans les kiosques


Un nouveau magazine généraliste sur l’enseignement est présent dans les kiosques depuis septembre. Destiné aux parents d’élèves et aux enseignants du secondaire, il a pour objectif de décrypter les grands enjeux éducatifs et de proposer des informations pratiques et novatrices sur le système scolaire hexagonal.

Celui-ci abordera tous les sujets concernant le monde de l’éducation : enseignement public et privé, innovations pédagogiques, apprentissage des langues, handicap à l’école, cantines scolaires, rôle des parents dans le système éducatif, etc.

La revue s’adressera aux parents d’élèves et aux enseignants du secondaire, des acteurs essentiels au développement ainsi qu’à l’épanouissement des collégiens et lycéens. Au travers de 9 rubriques, l’équipe éditoriale – composée de journalistes spécialistes des questions d’éducation – s’intéressera aux problèmes rencontrés quotidiennement par ces acteurs, qui ne doivent pas se comporter en simples spectateurs !

Distribué dans les kiosques, le magazine est tiré à 40.000 exemplaires et commercialisé au prix de 3,50 €.

Mme le Président, si vous osiez , 15 mesures pour sauver l'école

Résumé :


"Toutes les familles partagent une vive inquiétude pour l'avenir de leurs enfants : l'école ne remplit plus sa mission d'enseignement, elle produit même une forme d'ignorance.
Les parents ne sont pas dupes. Désormais, leur confiance en l' "organe de la République" est entamée. Depuis plus d'une dizaine d'années, le diagnostic des graves échecs de l'école a été posé, notamment par des enseignants dissidents de l'Education nationale. Depuis trop longtemps, rien n'a été entrepris qui soit venu freiner la dégradation. M(me) le Président, vous qui arrivez à l'Elysée dans l'euphorie d'une nouvelle mandature, ne gâchez pas la chance qui nous est offerte à tous.
Parez au plus pressé, remédiez à la situation qui affecte et préoccupe l'ensemble des Français, osez prendre une série de mesures pour l'école. Il est temps, non pas de concocter un énième programme, mais de définir le sens de la remise en marche de l'institution scolaire. Vous savez bien que vous ne pouvez, comme vos prédécesseurs, laisser passer cet "état de grâce" qui vous donne la légitimité d'agir.
Vous ne pouvez trahir les aspirations des Français. La France, son peuple, l'Histoire ne vous le pardonneraient pas. " N.P
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Nos enfants gâchés - Petit traité sur la fracture générationnelle française


Résumé :
Nous subissons aujourd'hui une fracture grandissante, encore peu visible mais très profonde : alors que l'époque vénère la jeunesse et ses " valeurs ", toute une frange de la population pressent, sans oser le formuler, que les jeunes souffrent de lacunes graves.
Nous avons dilapidé l'héritage et refusé de transmettre les ?uvres, les récits, les valeurs et les codes qui faisaient la civilisation. Et nous avons inventé la génération culturellement spontanée. Beaucoup de parents et de professeurs constatent déjà les dégâts sans oser en faire état. Mais l'école, dernier lieu de transmission dans nos sociétés modernes, n'est que la partie émergée de l'iceberg. C'est la France qui disparaît dans les limbes : la langue, la logique, les références culturelles sont atteintes, au nom d'une idéologie qui dépasse largement le clivage gauche-droite et sa déclinaison en traditionalistes et modernistes.
A l'heure qu'il est, les classes moyennes et les élites proclamées sont touchées par cette déculturation. Cette fracture fragilise d'abord le tissu économique : celui qui ne sait ni qui il est ni d'où il vient ne va nulle part, et ne produit rien. Dans une société qui cultive la haine du passé, qu'advient-il de la " culture commune " ? Par idéologie, par indifférence et par soumission au cours des choses, nous mettons l'avenir en danger.

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Autopsie du mammouth

livre de Claire Mazeron préfacé par Natacha Polony

Résumé :
De l'Education nationale - le "Mammouth", disait Claude Allègre -, nous pensions avoir tout entendu: les statistiques mirifiques, les profs ballottés, sous-payés, méprisés, les élèves d'autant plus dupés qu'on les a mis "au centre", les parents désemparés ou envahissants, les grèves inefficaces, la suffisance de certains ministres, et les insuffisances des autres...
Restait à comprendre la vie intime de la Bête, la logique de son (dys)fonctionnement. De collèges chaque jour plus invivables jusqu'aux couloirs de la rue de Grenelle, où des apparatchiks inamovibles mènent des politiques délétères, en passant par la grande gabegie d'un ministère qui dilapide en vain le premier budget de l'Etat, nous voici invités aux premières loges par une syndicaliste qui a été de tous les combats.
Claire Mazeron a vu de près l'incompétence des uns et le mépris des autres, des incohérences de la loi Fillon à l'usine à gaz du lycée façon Chatel. Chefs de bureau idéologues, conseillers cultes ou occultes, syndicalistes complices, parents professionnels, et enseignants découragés, tout est disséqué dans le détail. Une analyse au scalpel écrite avec l'ironie des grands désespoirs, la révolte lucide de celles et ceux qui y croient encore, et des propositions cohérentes - pour donner des idées aux politiques, et de l'espoir aux soutiers du Système.
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La fabrique du crétin - La mort programmée de l'école

de Jean-Paul Brighelli
Résumé :
Nos enfants ne savent plus lire, ni compter, ni penser.
Le constat est terrible, et ses causes moins obscures qu'on ne veut bien le dire. Un enchaînement de bonnes intentions mal maîtrisées et de calculs intéressés a délité en une trentaine d'années ce qui fut l'un des meilleurs systèmes éducatifs au monde. Faut-il incriminer les politiques, les profs, les parents, les syndicats, les programmes ? En tout cas, la Nouvelle Pédagogie a fait ses " preuves " : l'école a cessé d'être le moteur d'un ascenseur social défaillant.
Ceux qui sont nés dans la rue, désormais, y restent. Dès lors, que faire ?
Commander le livre et voir les autres ouvrages de l'auteur.

La querelle de l'école


d'Alain Finkielkraut
Résumé :
Comme pour Ce que peut la littérature et Qu'est-ce que la France ? Les textes de ce volume proviennent de l'émission " Répliques ", animée par Alain Finkielkraut sur France Culture.
Ils invitent le lecteur à une plongée dans l'une des plus difficiles et pressantes questions de notre temps.
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Dernières nouvelles du front -Choses vues dans un système éducatif à la dérive


Je viens de prendre connaissance de l'ouvrage d'André Moreau et suis tentée par la lecture de ce livre dont je retranscris ici la quatrième de couverture :

"Le regard qu'André Moreau jette sur un système éducatif en faillite est cynique, il plaide au bout du compte pour la refondation d'une école renouant avec la transmission des savoirs et assurant une réelle égalité des chances. Il dégage les clefs qui viennent éclairer les crises de notre époque, mais aussi le pourquoi de la victoire de Nicolas Sarkozy lors de l'élection présidentielle de 2007. Un ouvrage décapant".

Madame, vous êtes une prof de merde !


Voici un livre qui tend à prouver que le mal-être des enseignants dépasse largement les frontières de l'Hexagone...

Mes livres

Les hussards noirs de la robotique

Génération Treillis

Je suis une prof réac et fière de l'être !

Ces profs qu'on assassine

L'Ecole dans les griffes du septième art

Le vrai visage de la téléréalité

Confessions d'une jeune prof