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L'Ecole publique va-t-elle disparaître... faute de vocations ?


La baisse drastique du nombre de postes offerts aux concours d'enseignants 2011 était connue : seulement 3 000 postes ouverts dans l'enseignement primaire contre 6 500 à la session précédente, 8500 postes dans le secondaire contre un peu plus de 10 000 à la session 2010.

Ce qui est plus étonnant, et plus inquiétant quant à l'avenir des métiers d'enseignement, c'est que les candidatures à ces concours sont également en forte baisse. Les chiffres communiqués par le ministère de l'éducation après les épreuves écrites, dites d'admissibilité, qui se sont terminées fin novembre, le montrent : dans le second degré, 21 000 étudiants contre 38 249 lors de la précédente session ont passé ces épreuves ; dans le premier degré, ils étaient 18 000, contre 34 952 précédemment. (Le Monde.fr)

Selon moi, la raison invoquée par le Ministère et les syndicats, à savoir la réforme de la formation des enseignants, ne saurait à elle seule expliquer la désaffection du métier d'enseignant. D'autres raisons, moins politiquement correctes, sont à l'origine de cette chute des vocations qui, si l'on continue de fermer les yeux, ne manquera pas de s'amplifier dans les années à venir.

Il y a plus d'un an, j'ai donné une conférence sur le sujet. Elle est, hélas, toujours d'actualité !


La délinquance coûterait au budget de l'Etat autant que l'Education nationale

Tel est le constat d'une étude intitulée "Le coût du crime et de la délinquance" publiée en avril 2010 par l'Institut pour la Justice avril 2010. D'après son auteur, Jacques Bichot, économiste et professeur émérite à l’Université Lyon III, le coût des crimes et délits pour la période juillet 2008 – juin 2009 représente 115 milliards d’euros, soit 5,6 % du PIB.

Autrement dit, si la France était peuplée uniquement de personnes respectueuses des lois, à PIB égal le niveau de vie du Français moyen serait supérieur d’environ 5,6 %.

Le crime et la délinquance nous coûtent aussi cher que l’Education nationale, aussi cher que la totalité du système hospitalier. Négliger les études qui permettraient d’améliorer notre « bonheur national brut » en révélant les moyens de diminuer ce fléau est aussi inconséquent que de ne pas réfléchir sérieusement aux moyens à mettre en oeuvre pour rendre l’école plus efficace.

Le taux de suicides chez les enseignants

L’enseignement est le métier où il y a le plus de suicides. Le chiffre est alarmant : 39 cas par an pour 100.000 enseignants, selon une étude épidémiologique de l’Inserm de 2002.
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