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« Adoptez un poilu ! » ou comment souiller la mémoire de nos soldats


À l’occasion des commémorations de la Grande Guerre, les poilus ont décidément de quoi se retourner dans leur tombe ! Au printemps dernier, déjà, les plus hautes autorités de l’État n’avaient rien trouvé de mieux que de faire dévaler au pas de course des milliers de jeunes Français et Allemands dans les allées du cimetière militaire de la nécropole nationale de Douaumont. Libre alors, à ces adolescents, que l’on suppose instrumentalisés, de piétiner la sépulture de leurs ancêtres morts pour la patrie cent ans plus tôt, sous le regard attendri de François Hollande et Angela Merkel. Il s’en est fallu de peu qu’on voie les commémorations se conclure par des selfies pris sur les tombes des soldats disparus et postés sur les réseaux sociaux !
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Et si la surprise de la présidentielle 2017 s’appelait... Nicolas Dupont-Aignan ?

Sur le plan international, le vote en faveur du Brexit et lélection de Donald Trump à la Maison Blanche ont déjoué tous les pronostics des instituts de sondages et des commentateurs médiatiques. Il en va de même pour la présidentielle 2017 en France où, contre toute attente, Emmanuel Macron et Marine Le Pen  caracolent en tête des sondages, François Fillon a remporté la primaire de la droite et Benoît Hamon celle de la gauche. Enfin, Jean-Luc Mélenchon vient de dépasser Benoît Hamon dans les intentions de vote.
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Ma tribune sur Merah publiée en 2012 hélas toujours d'actualité cinq ans plus tard...

Il y a cinq ans, j'avais fait paraître une tribune sur Le Cercle Les Echos que je vous invite à relire...

À quand une sortie scolaire en hommage à Mohamed Merah ?
Telle est la question que l’on est en droit de se poser suite à la succession de cas d’enseignants qui se sont tristement illustrés auprès de leurs élèves dans le sillage de l’affaire Mohamed Merah et dont les médias se sont fait l’écho...

À commencer par cette professeure d’anglais, qui, devant ses élèves de terminale à Rouen, a évoqué la possibilité d’accorder une minute de silence en hommage au tueur. Quelques jours plus tard, dans un lycée lyonnais, une autre enseignante a déclaré aux élèves à qui elle faisait cours le lendemain même de la tragédie : "Nous allons faire la minute de silence, mais nous allons la faire aussi pour le tueur. (...) S’il a fait ça, c’est qu’il avait une bonne raison de le faire, il ne doit pas être bien dans sa peau. Le pauvre..."

Enfin, dernier cas répertorié dans la presse, celui d’une professeure de français en Ariège proposant un sujet d’argumentation à ses élèves de troisième sur le bien-fondé de la mort de Mohamed Merah dont voici la teneur exacte : "Est-ce une bonne chose que Mohamed Merah soit mort ? Pour les victimes, leurs familles, le Raid, la justice, sa famille, lui-même, les gens ?".

Lire la suite sur Le Cercle Les Echos

L’armée, source d’émancipation des jeunes femmes en manque de repères


L’armée est devenue tendance auprès des jeunes. Je le constate au quotidien dans mon métier d’enseignante. Dans les salles de classe et les cours de récréation, je ne compte plus les élèves en pantalons, joggings, blousons, vestes, survêtements et autres tee-shirts aux motifs de treillis. Et cela concerne aussi bien les garçons… que les filles. Derrière le simple effet de mode, j’y vois un réel attrait de la jeunesse pour la chose militaire, qui se traduit par un nombre croissant d’élèves désireux de rejoindre, à terme, les rangs de l’armée.

Une élève de troisième qui déplorait depuis des années le fait qu’elle n’arrivait pas à obtenir des résultats corrects dans la plupart des disciplines est même venue me trouver un jour à la fin de l’heure, réjouie, s’exclamant « Ça y est, je me suis inscrite dans une salle de gym. Le sport, ça me donne confiance en moi » et de me demander, dans la foulée : « Vous savez, Madame, ce qu’il faut faire comme études pour rentrer dans l’armée ? »
 
Et elle est loin d’être la seule dans ce cas. « À l’armée, on sera tous solidaires et il n’y aura plus de différences entre nous ! », me confiait récemment une autre élève. Et une troisième d’ajouter : « Je veux qu’on me dise ce que je dois faire, ça me motive. Je sais que, sans ça, j’aurai du mal à travailler. » Preuve que la demande d’autorité n’est pas anecdotique et que l’immense majorité des élèves que je côtoie la réclame, n’en déplaise aux tenants de la politique de l’enfant-roi et du laxisme généralisé, si chère aux démagogues de tous poils.

L’attrait de la jeunesse pour l’armée est encore plus marqué depuis les attentats perpétrés sur notre sol ces dernières années. Alors que beaucoup d’adultes ont pris le parti de faire comme si de rien n’était, ânonnant des slogans tels que « Même pas peur ! » ou encore « Vous n’aurez pas ma haine », les enfants du millénaire, eux, n’entendent pas rester les bras croisés face à ces événements qui les ont traumatisés à jamais.

D’autant plus que cette nouvelle génération est en première ligne face à la montée des revendications communautaristes et de la tentation djihadiste qui concerne, aujourd’hui, de plus en plus de jeunes filles, elles aussi en manque de repères et désireuses d’appartenir à une communauté soudée, fût-elle mortifère.

L’armée n’est donc pas seulement le vecteur de valeurs telles que la discipline, la loyauté et le courage face à un monde matérialiste fondé sur le culte de l’apparence et de l’argent, mais également une alternative à la tentation djihadiste. Aux jeunes femmes tentées de rejoindre les rangs de l’État islamique, je n’ai qu’une chose à dire : faites l’armée, pas la guerre !

Tribune parue sur Boulevard Voltaire à l'occasion de la Journée de la Femme 2017.

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