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Bientôt les enseignants n'auront plus qu'un droit : celui de se taire !


Avec Parents d’élèves, vos droits, en librairie depuis le 12 janvier 2012, les éditions de l’Étudiant offrent un véritable kit conseil aux parents qui cherchent à faire appel contre des décisions prises dans le cadre de l’institution scolaire.

L’auteur Bruno Magliulo : professeur agrégé dans le secondaire et le supérieur, il a été inspecteur de l’Education nationale, puis responsable du service de formation continue de l’académie de Paris.

Mauvaise orientation, sanctions disciplinaires, redoublement : les parents peuvent désormais agir et changer le cours des décisions prises par l’école. Chaque année, des centaines de milliers de familles font l’objet de décision en matière d’orientation et/ou de problèmes disciplinaire. Peu de parents savent qu’ils peuvent, en cas de désaccord, faire appel et peser, eux aussi, sur les décisions. En effet, depuis quelques années, le fonctionnement de l’établissement scolaire fait une place croissance aux élèves et parents. Ces derniers ont acquis des droits... qu’ils ne connaissent pas toujours et/ou auxquels ils n’osent pas recourir.

Merci monsieur Magliulo ! Il manquait aux élèves et à leurs parents un tel ouvrage de référence afin qu’ils puissent jeter définitivement aux orties les conseils et décisions des enseignants. L’École souffre plus que jamais d’une judiciarisation excessive avec des parents d’élèves qui n’hésitent plus à porter plainte pour un oui ou pour un non quand ils estiment leur petit "chéri" lésé par une mauvaise note ou un "sentiment" de discrimination. Les élèves sont en passe d’avoir tous les droits quand dans le même temps les enseignants croulent sous les devoirs. Pour ces derniers, où est passé le droit d’exclure des élèves perturbateurs ? Quid celui de faire redoubler des adolescents qui cumulent les 3/20 dans la plupart des disciplines ? De transmettre des connaissances sans se voir repris par des inspecteurs qui les toisent en leur reprochant de distiller "trop de contenus" dans leurs cours ? Quid encore du droit de mettre de mauvaises notes – voire des notes tout court ? Quid enfin celui de se plaindre de la faillite du système éducatif quand dans les inspections académiques et les cabinets ministériels résonne l’air de "Tout va très bien, madame la Marquise"…

VB

L' homoparentalité s'invite dans les programmes scolaires


Dans une Lettre ouverte au Directeur Général de l'Enseignement, l’Association Des Familles Homoparentales (ADFH) a fait pression auprès du ministère de l’Éducation nationale pour modifier le programme de la nouvelle spécialité « Droit et Grands Enjeux du Monde Contemporain » en classe de terminale série littéraire et intégrer l’étude des familles homoparentales au programme de cet enseignement.

Anticipant le tollé que ne manquera pas de provoquer une telle exigence, les responsables de l'association prennent des gants : « dans un contexte de vives polémiques et de pressions conservatrices liées à l’étude du genre dans les programmes de première, l’ADFH veillera à ce que le thème de l’homoparentalité soit traité de manière correcte et approfondie dans les manuels de DGEMC à paraître pour la rentrée 2012».

Après la théorie du genre dans les manuels de Sciences de première, le ministère de l'Éducation vient donc de céder une fois de plus à la pression de lobbies qui cherchent à s'immiscer dans les programmes scolaires et faire ainsi tomber chez les jeunes générations les réticences sur des sujets de société qui aujourd'hui sont loin de faire l'unanimité, comme le mariage homosexuel ou l'adoption d'enfants par des couples homosexuels par exemple.

Mais après tout, ces associations auraient tort de se priver ! En effet, l'école est devenue le réceptacle de toutes les revendications communautaires, sans que personne - ou presque - n'y trouve rien à redire. Les éléves n'ont pourtant pas vocation à devenir les étendards idéologiques de minorités, que celles-ci souffrent d'un manque de reconnaissance ou se sentent victimes de discrimination...

VB

Ces élèves qu'on assassine


A travers ce blog, je m'efforce de retracer au mieux la souffrance et le désarroi de bon nombre d'enseignants. Je dénonce également les aberrations d'un système éducatif défaillant. Mais les professeurs ne sont pas les seuls à souffrir des dysfonctionnements de l'école, loin s'en faut. Les enfants demeurent bien évidemment les premières victimes - cobayes impuissants - de pratiques "pédagogistes" ubuesques. C'est pourquoi, je retranscris ci-dessous dans son intégralité le message que m'a envoyé la mère d'un enfant de CP. Je partage pleinement son point de vue que je trouve très bien argumenté et qui mérite d'être largement diffusé.
VB

Bonjour,

Je découvre votre blog, et n’ai malheureusement pas le temps d’en lire l’intégralité. Mais je suis convaincue de la souffrance de nombre d'enseignants, que je respecte.
Cela dit, je regrette vivement, pour ma part, de ne jamais trouver quiconque pour parler de la souffrance de nombre d’enfants, du fait de l’école, des méthodes pédagogiques aberrantes qui les laissent, pour citer Liliane Lurçat, en situation d’"abandon pédagogique".
Que penser, par exemple, de l’état dans lequel peut se trouver un jeune ado arrivant en 3ème sans toujours, à l’âge des premières amours et des grands chamboulements, savoir transcrire correctement les sons du français, sans savoir lire ni écrire avec aisance, comme l’atteste le blog de Marc-Olivier Sephiha, parmi d'autres ?
Que penser de l’état de ces 40 % d’enfants sortant du primaire sans savoir lire, écrire et compter correctement, et qu’on envoie au casse-pipe du collège en sachant pertinemment bien qu’ils ne pourront y "suivre une scolarité normale", faute d’avoir les bases suffisantes, comme l’attestent le rapport du Haut Conseil de l'Education et d’autres documents, dont même une statistique de la Direction de la prospective de l’Education nationale elle-même ?
Que penser de l’impact sur des enfants du primaire des menaces en tout genre dont ils peuvent être l’objet, en cour de récréation, parfois avec passage à l’acte les mettant en réel danger, ou au minimum en situation d’humiliation voire de grande angoisse, sans que les adultes de l’école interviennent, comme c’est très souvent le cas ? ( Combien de fois n’ai-je pas entendu, quand je demandais si les adultes surveillant la cour n'intervenaient pas : "Non, maman, ils bavardent entre eux devant la porte de l’école, pour fumer une cigarette"?, ou : "Il m’a dit de me débrouiller tout seul pour apprendre la vie"...[sic ! Nous sommes de nombreuses mamans à nous être entendu rétorquer ce genre d’arguments, aussi !]
Ainsi, mon propre fils, en CP, était rentré un soir le visage décomposé, le regard chaviré de panique : "Maman, il y en a un qui va me tuer, il me l’a dit, il m’a dit qu'il me ferait comme ça", et je vois mon costaud pourtant pas timide passer son doigt sur sa gorge, répétant le geste menaçant du "grand" qui avait menacé de lui couper la gorge...
Vu l’état d'angoisse que je constatais, et ayant rendez-vous les jours suivants avec le directeur et l’instituteur, j'en profite pour leur citer l’incident, afin, pensais-je, qu’ils redressent un peu les bretelles au "grand".
Réaction de concert : "Bof ! Font tous ça !"
Voili-voilà... Moi, en tant qu’adulte, si on me menace de mort sur le trottoir, eh bien, je peux porter plainte, c’est interdit par la loi. Mais la loi, apparemment, ne protège que les adultes, pas les enfants, en tout cas pas dans l’école... !
Pourtant, à mes yeux, la plus grande violence que subissent les enfants à l’école, notamment l’école primaire, c’est bien ces méthodes "pédagogistes" monstrueuses
, qui font que presque la moitié des effectifs du primaire se retrouvent étiquetés "dyslexiques" ou "dys-" autre chose, sans avoir eu la moindre déficience à leur entrée au CP...
Des méthodes qui leur imposent le fonctionnement mental de quelques "pédagos" convaincus que le cerveau d’un enfant ne peut fonctionner QUE d’une seule manière, la leur.
Et qui amènent au collège presque la moitié des effectifs du primaire en état de déshérence scolaire totale, sans la moindre notion d’une foule de choses théoriquement considérées comme des "bases" indispensables... Des "bases" vues au pas de course, ou jamais vues, données assez souvent à "revoir" quand elles n’ont jamais été données à "apprendre", des "notions" vaguement "abordées", qui ne s'articulent pas entre elles, qui ne donnent pas aux enfants les "clefs" pour comprendre, à ces enfants supposés pouvoir "déduire" par eux-mêmes, deviner, synthétiser par eux-mêmes le chaos que proposent les manuels d’aujourd'hui, dans une mise en pages digne, écrit quelque part une enseignante rebelle, des pires "magazines people", où un chat ne retrouverait pas son petit...
Enfin, les manuels... quand il y en a ! Car l’école d'aujourd'hui a aussi "inventé" une nouvelle version de l’école : une école sans livres, avec des bouts de papier copiés-collés d’Internet, quand ils ne se retrouvent pas tout froissés au fond du cartable !
Ce n’est du reste pas toujours une grosse perte, car... provenant d’Internet ou du cerveau fatigué de l’instituteur en fin de journée, on y trouve, bien souvent, une accumulation de phrases mal fichues, de fautes de grammaire, d’orthographe voire de contresens ou de non-sens assez affligeants... : un instit' peut être bon instit et un auteur désastreux... Les livres provenant d’éditeurs, eux, sont, au minimum, passés au crible d’une équipe éditoriale et d’un service de correction...
Mais le doute, visiblement, ne s’enseigne pas dans les IUFM.
Toujours est-il que, ce faisant, c’est à coup sûr la "double peine" pour nombre d’enfants un peu faibles, un peu immatures ou un peu alourdis ou déboussolés par une histoire compliquée, ou simplement pour les élèves un peu inattentifs en classe, bref... pour une foule d’enfants : celui qui n’a pas recopié correctement du tableau le contenu de sa "leçon" à apprendre, eh bien... il ne pourra pas l’apprendre à la maison, et il ne pourra pas non plus se faire aider à la maison, vu que le parent, sans le manuel qui servait auparavant de "vecteur" entre la classe et la maison, est, aujourd’hui, bien en peine et de "deviner" sur quoi a porté le cours de la journée, en classe, et de reprendre avec son enfant les choses demeurées incomprises en classe, si son enfant en perdition n’est pas capable de lui restituer tout cela : sur quoi a porté la leçon, et ce qu’il n'a pas compris.
Ces enfants-là (dont fait partie mon fils, vous l’aurez deviné !), QUI parle de leur souffrance abominable, à se traîner pendant les 5 années de primaire sans jamais trop comprendre ce qui se fait en classe et sans, donc, trouver l’aide nécessaire à la maison, à se voir étiqueter "dys"-truc et "dys"-machin à tour de bras – parce que, n’est-ce pas, quand l’école échoue à enseigner un enfant, et même si ce sont 40% de ses élèves, eh bien c’est forcément l’enfant qui en est la cause, jamais les méthodes de l’école ! –, QUI parle de la perte d’ego qui s’ensuit, à se voir toujours cataloguer dans les "Tu peux pas, pas grave, fais ce que tu peux...", QUI décide que "ne pas pouvoir", ce ne serait "pas grave", quand l'autre partie de la classe, elle, semble progresser... ?
Alors, pour ma part, je souhaiterais qu’on s'interroge non pas seulement sur le fait que les élèves, notamment arrivant au collège, sont de plus en plus violents, mais sur l’origine de cette violence, qui les habite apparemment de plus en plus jeunes : certes, l'école "ne peut pas tout" et ne peut donc être tenue responsable de tout, mais... je pense qu'elle apporte une "pierre" terrible, à la construction de ces comportements agressifs, en "baladant" les élèves d'une classe à l'autre, pendant tout le primaire, sans leur donner les moyens de suivre, en le sachant et en fermant les yeux, tandis qu’ils sont, eux, des années durant, dans une souffrance dont ils ne peuvent même pas se défendre voire probablement prendre réellement conscience. "J'y arrive pas, j'suis nul..."
Que ces jeunes, en grandissant, perdent toute confiance dans ce monde des adultes, et en particulier enseignant, qui n’a pas su les rendre "aptes à suivre", qui les a plongés dans une incompétence scolaire crasse avec des mines de " On fait c'qu'on peut, c'est votre enfant qui ne peut pas... ", qui a des années durant tenté de leur faire accroire qu'ils étaient incapables d'être des élèves comme les autres (40 % !), qu'ils perdent tout respect pour ces mêmes adultes, qu’ils éprouvent de la hargne, quand, au collège, ils se prennent dans la gueule l’évidence : ils sont devenus des élèves "qui ne peuvent pas", cette fois, réellement, car ils n'ont pas même les bases des bases !
La "méthode globale" est d'une nocivité effarante pour un grand nombre d'élèves, et, hélas, ce n’est pas que la lecture que l’on enseigne de manière "globale", ce sont tous les contenus du primaire ! On y passe sans cesse du coq à l'âne, on saute par-dessus d'énormes "trous", on déverse une foule de détails parfois dignes d’une "grande école" dans le cerveau d'enfants qui ne maîtrisent pas le présent, le passé, le futur et l'imparfait, n’ont jamais entendu parler des notions les plus fondamentales en histoire, géo, maths...
Et, cerise sur le gâteau, quand, par hasard, les élèves du primaire "rencontrent" dans leur périple enfin un sujet "classique", style Les Invasions barbares au Moyen-Age, eh bien, on fera en sorte que, surtout, ils n'entendent pas parler du seul Barbare connu de tous, y compris de leurs parents, grands-parents, oncles et tantes, avec qui ils pourraient faire valoir leur nouveau savoir : Attila !
L’école non seulement n’enseigne plus les bases indispensables à tout élève, quelle que soit sa forme d’esprit, pour qu’il puisse progresser selon SON fonctionnement mental à lui, mais l’école supprime toute "référence" aux savoirs des anciens, à ce que leurs parents, les adultes de leur entourage, les oeuvres littéraires ou picturales vont les mettre en demeure, pourtant, de connaître.
Ainsi, pour revenir à l’exemple de mon fils, eh bien... Il a "vu" plus qu’"appris" : les Barbares sans mention du nom d'Attila, Clovis sans aucune mention du vase de Soissons, Charlemagne sans que les noms de Roland, de Durandal ou de Roncevaux soient cités... Sans parler des "trous" dans la chronologie, rendant toute approche logique impossible.
Et... par la magie des "cycles", ayant changé d'école en CM2, devinez quoi ? Son CM1, à Paris, s'était arrêté au début du Moyen-Age, et... son CM2, en province, a démarré à la Première Guerre mondiale !!!!
Un petit "trou" bien difficile à combler – la totalité des rois de France, la Révolution, Napoléon, etc. ! –pour la maman que je suis, maintenant, qu'il est en 6ème, et qu’il doit s’accrocher aux branches pour parvenir à déchiffrer ses leçons sur l’Antiquité égyptienne et grecque... Lui qui, comme 40 % d’autres élèves venant du primaire, ne lit pas encore couramment... Et ne lit, donc, toujours aucun "vrai" livre : difficile, donc, de se familiariser avec nombre de tournures grammaticales, difficile d'enrichir son vocabulaire, quand on ne lit pas de livre et qu'on n’a "que" les leçons de l’école pour vous nourrir l'esprit...
Il faut dire que trouver un livre accessible à son âge, qui ne demande pas de connaissances historiques, géographiques et emploie une syntaxe, une grammaire et un vocabulaire style "J'aime lire", seul "manuel" de lecture qu'il ait eu pendant tout le primaire, ce n'est pas, non plus, chose facile.
Je ne suis pas loin de dire, aujourd’hui, qu’il se trouve dans une situation qui pourrait laisser penser qu’il n'est tout bonnement pas allé à l'école primaire... 5 ans de quasi perdus. Sauf la souffrance engendrée chez lui, pendant ces 5 années, où il a été tel une coque de noix sur un océan bien remuant.
Enfin... il a tout de même eu, l’année dernière, en CM2, une copie double A4 sur l’ONU relevant d’une première année de Sciences po, une autre sur l’émancipation de la femme à l’occasion de la Première Guerre mondiale – sujet hautement parlant pour un garçon de 10 ans d’aujourd'hui ! –, une autre sur les enfants des rues de Bogota et ceux "privés d'école" dans les pays pauvres (on ne s'est pas regardés, NOUS ! Je parie que les gosses du Sahara-Occidental, qui ont classe sous des tentes en plein désert, ne sont pas 40 %, EUX, à ne pas maîtriser la lecture et l’écriture en fin de primaire !!!), et une autre encore sur les migrations des populations sub-sahariennes... sans toutefois trop savoir où se trouvaient Marseille, Paris et Lyon, quoique... il ait aussi eu une longue "leçon" à recopier sur les "dom-tom", dont il était loin de se doute que le "d" signifiait "département", vu qu'il n'avait jamais entendu parler des départements de métropole, d'une manière générale !
C’est à se taper la tête contre les murs... Je plains les enseignants conscients des dégâts engendrés et... qui demeurent pieds et poings liés, rendus incapables de contrer ces méthodes et leur pouvoir destructeur.
Mais... et nos enfants cassés, qui en parlera un jour ? Ceux qu’on envoie en masse se faire "soigner" ou "suivre" au CMPP, dans les SESSAD, ceux qu’on "oriente" en SEGPA, UPI et autres "classes adaptées", pour ces enfants que l’école n'a pas su "adapter" au cursus scolaire normal...?
Enfin, pour ceux qui ont été "diagnostiqués" comme étant en grande difficulté... Car, aujourd'hui, on peut arriver en 3ème sans savoir lire couramment, et sans... pour autant avoir été reconnu comme étant en grande difficulté, il fallait y penser !
"Pauvres enfants", comme l’écrit l'une des intervenantes dans le Rapport de l’Association des professeurs de lettres au collège.
Pardonnez-moi, donc, de profiter de votre adresse e-mail pour vous poster ce message, dans l'espoir qu'eux aussi, un jour, trouvent parmi les plus rebelles, les plus révoltés d'entre vous, la voix qui s'élèvera pour non seulement plaider la cause des enseignants révoltés et dignes, ô combien, d’admiration et de respect, mais faire valoir l’immense injustice qui transforme des centaines de milliers d'enfants, depuis plus d'une décennie, en petites victimes d'un système scolaire aberrant et calamiteux.
Et qui leur vaut ou vaudra, on ne peut en douter, un abonnement sinon chez le psy, au moins chez Pôle Emploi !
"L'école d'aujourd’hui fabrique une société de psychotiques", me disait il y a quelques années une psychologue spécialisée dans les apprentissages...
Car l’école, aussi, oublie aujourd'hui une chose, pourtant essentielle : quand elle crie que "c'est la faute à la société", qu’elle ne peut qu'être " le reflet de la société ", elle oublie que cette société, c’est elle, en premier lieu, qui la fabrique !
Elle, qui se targue, depuis des décennies maintenant, de "fabriquer des citoyens" comme elle les veut... quand, auparavant, c’était la lecture de Montaigne, de Montesquieu ou de Voltaire qui fabriquait, chez des élèves aux têtes bien faites, les citoyens qu’ILS décidaient de devenir.
Bien cordialement, et en vous souhaitant de vous faire entendre, pour le bien des grands et des petits !

Les devoirs scolaires à la maison bientôt sacrifiés au nom de l'égalitarisme ?



Après la discipline en classe, les exclusions et les redoublements d'élèves, c'est au tour des devoirs scolaires à la maison d'être attaqués par les tenants d'une idéologie égalitariste forcenée. Raisons invoquées cette fois-ci : lesdits devoirs renforceraient les inégalités et pénaliseraient encore plus les élèves en difficulté (notamment ceux dont les parents ne parlent pas le français).

Pour la FCPE (Fédération des Conseils des Parents d’Elèves, classée à gauche sur l'échiquier politique), les exercices et leçons tels qu’ils sont donnés aujourd’hui sont inutiles. « L’enfant, il lit, il prend son livre de lecture en classe… bon, très bien. Il rentre à la maison. Ça ne sert à rien qu’il reprenne son livre de lecture. Il y a des mots écrits sur les bouteilles ; il y a des mots écrits dans les magasins, les panneaux des rues, etc. etc. Les devoirs qu’on fait aujourd’hui dans l’école française sont du rabâchage et de la répétition. Ça n’a rien à voir avec la découverte de l’autonomie » a déclaré Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE dans le JT de 20 heures de France 2 le 6 septembre 2011, à l’occasion d’un reportage intitulé « Trop de devoirs à la maison ? ».

VB

Quand des syndicats enseignants défendent la théorie du genre


Dans sa lettre d’information du 2 septembre 2011, le syndicat des enseignants SE-Unsa réagit vivement contre la circulaire ministérielle relative à l’instruction morale à l’école, circulaire que le syndicat condamne au même titre que la polémique sur la théorie du genre dans les manuels de Sciences de première : «Ah le bon temps, celui où tout allait bien ! Ce temps béni où les élèves en blouses grises ânonnaient des maximes écrites sur le tableau noir. Ce temps extraordinaire où les hommes politiques pouvaient impunément manier les ciseaux de la censure et supprimer tel ou tel passage d’ouvrages. Vous croyez ce temps révolu ? Pas pour une partie de la majorité qui souhaite faire la police de la pensée dans les manuels de SVT, pas pour le ministre qui ressort les cours de morale de la naphtaline».

Ce syndicat ajoute sur son site qu’en matière d’instruction morale «cette manière d’aborder les choses relève plus du catéchisme que de l’action de l’enseignant qui consiste à former le citoyen», estimant que «la question essentielle est celle du vivre ensemble».

Quant à la question des manuels de SVT en première, l’Unsa Education demande à Luc Chatel de faire cesser la polémique et s’indigne du fait que «80 parlementaires UMP viennent de demander la censure contre un manuel de Sciences de première en reprenant la pseudo-argumentation sur la théorie du genre». Pour la fédération UNSA Education, il s'agit d'une «démarche dogmatique qui prétend imposer une conception aux antipodes de ce que reconnaît le droit français en termes de respect - et non de simple tolérance - de l’orientation sexuelle de chaque individu».

Quel culot de la part de ce syndicat de qualifier ses détracteurs de censeurs et de les affubler du titre de police de la pensée !
Qui fait la pluie et le beau temps à l'Education nationale depuis des décennies ? Ne sont-ce pas les tenants d'une idéologie gauchiste pour qui l'odeur de naphtaline n'a pas l'air de tant déranger lorsqu'il s'agit de préserver le mammouth à tout prix...
Ce sont eux qui portent l'étendard d'un vivre ensemble défendu comme un dogme et qui n'hésitent pas à ce titre à censurer certaines périodes de l'Histoire de France (Clovis, Louis XIV...) au profit de civilisations extra européennes. Aujourd'hui, ce sont les mêmes qui voudraient imposer aux lycéens la théorie du genre comme La Vérité absolue.
Et ils osent encore s'ériger en défenseurs du respect et de la tolérance...

VB

La culture de l’excuse à sens unique








Doria garde un souvenir traumatisant de son entrée au collège : de bonnes notes provoquant la jalousie, un nom de famille suscitant le mépris chez certains, et des professeurs qui « refusaient » d’ouvrir les yeux… (…)



Mes bulletins étaient félicités, j’avais un très bon dossier. Mais malgré tout, je n’étais pas heureuse. J’avais peur. Peur qu’on m’insulte le lendemain, quand on saurait su que j’avais obtenu un « félicitations ». Racket, violences, insultes étaient ma ration quotidienne. Et je n’ai jamais bronché. J’ai tout pris sur moi. Quand j’en parlais, personne ne me prenait au sérieux. Une fois, j’ai dit à ma professeur principale qu’un garçon me giflait, et me volait mon « gouter », elle m’a répondu qu’il fallait le comprendre, que ses deux parents avaient été tués au pays, je ne sais plus si c’est le Cameroun ou le Rwanda. (…)




Si j’avais été un cancre, je n’en aurais pas vu de toutes les couleurs. Et je pense que c’est ça le pire. Ces bizutages poussent ceux qui en sont victimes à couler, ainsi les bizuteurs entraînent-ils leurs victimes dans leur chute. (Lire la totalité du témoignage)

Ce témoignage confirme ce que je constate au quotidien. D’une part, ce sont toujours les mêmes que l’on excuse et à qui l’on trouve de bonnes raisons pour polluer la vie des autres, ceux qui ne dérangent personne. A l’école, il est vrai que certains professeurs n’osent pas punir un élève insupportable sous prétexte qu’«il a des problèmes chez lui», qu’«il faut le comprendre». Même discours tenus pas bon nombre de conseillers principaux d’éducation (CPE) qui ferment les yeux devant certains rapports d’incident de collégiens qu’il «faut comprendre» !
Les victimes, elles, sont rarement entendues. Elles doivent s’adapter et serrer les dents. Leur sort n’intéresse personne !



ela me fait penser aux bobos qui s’activent avec vigueur pour aider les sans-papiers et les «pauvres» Tunisiens à qui ils sont prêts à offrir des chambres d’hôtel à Paris. Ils défendent avec le même enthousiasme les «racailles» des banlieues sous prétexte que « ce n’est pas de leur faute » que « la société est violente », que «c’est le chômage, la pauvreté»… Quant aux clochards "bien de chez nous" ou aux familles françaises qui ne parviennent pas à vivre décemment, ces mêmes bobos s’en moquent éperdument !





D’autre part, lorsque des "spécialistes" ès éducation étudient les causes de la phobie scolaire, ils pointent souvent du doigt l’évaluation des professeurs qu’ils jugent «trop dure» et qui traumatiserait les élèves. En un sens, ils ont raison… Sauf que les notes angoissent surtout les collégiens si elles s’avèrent «trop» bonnes ! Car c’est là que les ennuis commencent : harcèlement, brimades et agressions de toutes sortes sont au rendez-vous !


La culture de l’excuse, oui, mais à sens unique…





VB

Je, tu, il, elle ... Nous apprenons à vivre ensemble : une opération utopique ?



D'après la Ligue de l'Enseignement, cette action mise en place dans l'ensemble des écoles parisiennes « a pour but de permettre aux enfants de faire ensemble, de créer ensemble, de penser ensemble afin d’éviter le fragile et pauvre vivre côte à côte. Le vivre ensemble doit cesser de n’être qu’une contrainte pour devenir une force ».

La vidéo de Noëlla Germain, coordinatrice pédagogique à la fédération de Paris de la Ligue de l'Enseignement qui mène l'opération depuis deux ans, illustre bien la réticence actuelle d'un bon nombre de professionnels de l'Education à vouloir reconnaître la gravité des violences à l'école.

Ils n'hésitent pas à minimiser la situation, parlant de « micro violences » ou de «débordement des émotions », s'indignant dès qu'il est question de « répression » et insistant lourdement sur le fait que le phénomène ne date pas d'hier, n'est pas en augmentation et surtout ne concerne pas seulement les ZEP. Il ne faudrait surtout pas remettre en cause le dogme du vivre ensemble !

VB

Lettre ouverte aux enseignants qui emmènent leurs élèves voir le Piss Christ

Alors que l'exposition autour du "Piss Christ" qui se tient à Avignon vient de rouvrir sous une surveillance accrue suite à des menaces de mort, des enseignants n'ont pas trouvé meilleure idée que d'emmener leurs élèves au musée voir la collection Lambert. "Nous avons reçu comme prévu un groupe de touristes américains, et des classes de collège et d'école primaire sont présentes cet après-midi dans le musée", a confirmé Stéphane Ibars, responsable de la collection Lambert (LeMonde.fr).

Plusieurs choses me choquent. Ces professeurs ne pouvaient ignorer l'objet du scandale - un crucifix plongé dans un bain d'urine et de sang - les responsables de l'exposition ayant accordé sur leur site internet la primeur à ce qu'ils considèrent comme une oeuvre majeure de l'art contemporain. Les enseignants en question sont-ils membres d'une secte urologique pour vouloir à tout prix emmener leurs élèves voir le "Piss Christ" alors que ce ne sont pas les sorties culturelles qui manquent dans la cité des papes ? Par ailleurs, je me demande si tous les parents ont signé l'autorisation de sortie. Pas sûr que cette escapade fasse l'unanimité au sein des familles...

Autre élément d'indignation : la sécurité des élèves. Fallait-il que lesdits enseignants fussent inconscients au point de faire courir un risque à des écoliers ou des collégiens sachant les menaces proférées les jours qui ont précédé la réouverture du musée ? D'habitude, il en faut moins que ça pour annuler une sortie scolaire ! Je m'étonne qu'un chef d'établissement digne de ce nom ait pu donner son accord...

Enfin, je trouve indécent qu'une telle exposition puisse être financée par l'argent des contribuables via la municipalité, la région et l'Etat. Le ministre de la culture Frédéric Mitterrand a condamné les actes de vandalisme comme une attaque contre les libertés fondamentales de création et d'expression. Faut-il s'en étonner de la part de cet esthète du dimanche qui a déclaré récemment dans L'Express : "La France est un musée !" Un musée où viendrait s'entasser un tas d'immondices qui fait honte à notre patrimoine culturel et aux croyances religieuses de nombreux Français.

VB

Reconnaissance du génocide vendéen : une atteinte à la liberté du citoyen ?

"Mariages républicains"

J’ai profité des vacances scolaires d’avril pour visiter le musée de la Chouannerie, de la Vendée et des guerres de l’Ouest à Plouharnel (Morbihan). Une visite fortuite étant donné que nul guide touristique en ma possession ne mentionnait l’existence de ce lieu situé à l’entrée de la presqu’île de Quiberon.

Cette visite printanière riche en enseignements devait m’en apprendre bien plus que les manuels d’histoire. Car si au collège (niveau quatrième) puis au lycée (niveau seconde), les élèves étudient bien la Révolution française, ils ne reçoivent que des informations très superficielles au sujet des révoltes de Vendée et sur les massacres perpétrés par les révolutionnaires à l’encontre des Chouans.

A l’école, les révolutionnaires sont érigés au rang de héros dont l’action a conduit à l’abolition des privilèges de l’Ancien régime et à la rédaction de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen. En revanche, les dérives révolutionnaires avec l’évocation de la Terreur et des répressions à l’encontre des Chouans, qualifiés de « contre-révolutionnaires », sont expédiées en quelques lignes. Et pour cause : il ne faudrait surtout pas flétrir l’image de la République, d’autant plus que la devise républicaine est inscrite sur tous les frontons des écoles de France.

Pourtant, les Chouans ont bel et bien été victimes de ce qu’il est convenu d’appeler une extermination de masse planifiée. Et le musée, riche en documents divers (iconographies, manuscrits d’époque, témoignages écrits, compte-rendu de tueries) montre bien que les massacres, essentiellement de civils, avaient été programmés et que certains révolutionnaires ne manquaient pas d’ingéniosité pour garantir à la République d’excellents rendements meurtriers tels les « mariages républicains » (nom donné aux noyades massives) et autres « colonnes infernales » (destructions et tueries massives), en plus des fusillades.

A l’issue de cette visite, je m’interroge : pourquoi une telle discrétion autour du « génocide vendéen » ? Ce qui est certain, c’est que le sujet est éminemment politique et divise. Le 21 février 2007, neuf députés français de droite (sept de l’UMP et deux du MPF de Philippe de Villiers), se fondant explicitement sur les travaux de l’historien Reynald Secher (le premier à avoir évoqué le terme de « génocide ») et de Michel Ragon, ont déposé une proposition de loi à l’Assemblée nationale visant à la « reconnaissance du génocide vendéen » de 1793-1794.

Démarche qui a aussitôt suscité la réaction de professeurs d’histoire de l’enseignement supérieur, auteurs du site Révolution Française.net, pour lesquels cette proposition de loi constitue « une atteinte à la liberté du citoyen », rien de moins ! Leur argumentaire, consultable ici et dont je vous laisse juge, me semble plutôt tiré par les cheveux…

Quoi qu’il en soit , il est bien dommage de donner le dernier mot à ces pseudo « hussards noirs de la République » prêts à tout pour refouler le martyre d’une partie de la population française sur l’autel des valeurs républicaines au rang desquelles l’universalisme, qui justement méprise les identités régionales composant notre pays.

Le combat de jadis des Chouans contre la République une et indivisible ressemble à s’y méprendre au combat actuel des patriotes contre le mondialisme et son diktat d’un mode de vie et de pensée uniformes. Après tout, se montrer critique vis-à-vis des excès de la République ou des dangers du mondialisme est une marque du bon sens populaire, le peuple tenant à préserver ses libertés individuelles et se méfiant avec raison de la devise républicaine « Liberté, égalité, fraternité » au nom de laquelle sont commis bien des excès.

A l’heure où certaines minorités, concurrence mémorielle oblige, réclament haut et fort la reconnaissance des crimes perpétrés à l’encontre de leurs ancêtres et l’obtiennent (la loi Taubira sur la reconnaissance des traites et des esclavages comme crime contre l’humanité en est la parfaite illustration), on aimerait voir un vrai leader politique s’emparer de ce sujet, au nom de la défense de la vérité historique et de l’intégrité de nos régions. En espérant qu’un jour cet épisode dramatique ne soit plus cantonné dans les tréfonds de l’Histoire de France et négligé des manuels scolaires…

VB

L’illusion du rouleau compresseur républicain

L’Éducation nationale a-t-elle toujours pour vocation d’intégrer à marche forcée les enfants d’origine étrangère ? Est-elle censée favoriser coûte que coûte leur assimilation à la langue, à la culture et à la civilisation française ? Le peut-elle ? Le doit-elle vraiment ?

D’aucuns affirment, sans doute par manque de conviction, par opportunisme ou encore par excès d’optimisme, que le « rouleau compresseur républicain » jouera son rôle et réalisera cette tâche ambitieuse. Un peu comme d’autres pensaient résoudre les problèmes d’insécurité en passant « la banlieue au Kärcher ». Deux propos vides de sens qui ont pour seul dessein de taire les sujets épineux médiatico-politiquement incorrects.

En attendant, aujourd’hui, ce sont les petits Français qui se retrouvent "compressés" par l’École de la République. Car le pari en passe d’être gagné par l’Éducation nationale, c’est d’avoir grandement favorisé l’assimilation à l’envers. En effet, les élèves sont désormais tenus de devenir des spécialistes de la culture arabo-musulmane et africaine, comme en témoigne la place accordée à l’empire du Monomotapa dans les manuels scolaires en classe de cinquième.

Ainsi, à travers les programmes d’histoire-géographie et la littérature jeunesse qu’on leur impose, mille et une occasions s’offrent aux écoliers, collégiens et lycéens de découvrir à quel point l’homme blanc occidental, haïssable entre tous les hommes, se doit d’être honni du plus grand nombre, lui, cet être mauvais, ancien esclavagiste, empli de racisme et de cupidité. A ce titre, les élèves apprennent qu’il ne peut exister de racisme anti-blanc. Et point de salut à attendre dans ce sens de la part des associations anti-racistes ni de projets de toutes sortes menés par des personnalités comme Lilian Thuram qui, à travers sa fondation, n’hésite pas à marteler aux élèves qu’ils sont « tous immigrés, métis et bronzés »1. Même notre langue est menacée si l’on se réfère aux écrits du Ministre de la Culture Frédéric Mitterrand pour qui « l’arabe ne saurait être considéré comme une langue étrangère en France »2. Le français serait-il condamné à devenir une langue morte ?

Pour sauver notre École de son déclin, j’ai longtemps cru que la meilleure réponse à apporter était la réaffirmation pure et simple des principes républicains. Ainsi, la promotion de l’égalité des chances a une incidence directe sur la méritocratie et l’élévation vers le plus haut degré de connaissances des élèves. Dans le même ordre d’idée, la laïcité peut s’avérer être une arme efficace pour lutter contre la montée du communautarisme dans les salles de classe. Mais le seul barrage républicain ne saurait à lui seul résoudre tous les problèmes comme la violence scolaire ou bien la crise identitaire de bon nombre d’enseignants et d’élèves du fait des tentatives de repentance et de victimisation permanentes qui, insidieusement, attisent les revendications communautaires, ethniques et religieuses au sein de l’École et dans notre société tout entière. Et ce n’est pas en obligeant les enfants d’immigrés à ânonner la Marseillaise ou à saluer le drapeau tricolore chaque matin avant d’entrer en classe qu’ils renonceront pour autant à leurs mœurs et leurs coutumes qu’ils finiront par nous imposer tôt ou tard.

La Nation, mieux que la République, se dresse comme le rempart ultime contre la menace d’une sur-représentation des étrangers sur notre sol. Une École nationale n’hésitera plus à exclure les élèves violents qui sèment la terreur dans les salles de classe et les cours de récréation. Quant aux enseignants, ils n’auront plus à se soucier de ce que deviennent les délinquants, une fois sortis de l’enceinte des établissements scolaires. Les jeunes voyous mineurs « bien de chez nous » iront remplir des casernes désaffectées dans lesquelles des militaires sauront leur apprendre les règles du "vivre ensemble". Les autres délinquants dotés d’une double nationalité ou bien d’origine étrangère, retourneront chez eux, une fois déchus de leur nationalité française.

C’est pourquoi seule une coalition politique clairvoyante soucieuse de ses racines et attachée à l’idée de Nation, forte d’un peuple, d’une langue, d’un territoire, d’une Histoire et d’une culture commune, pourra redresser la barre et faire renaître de ses cendres une Éducation qui ne mérite pas aujourd’hui le qualificatif de « nationale » tant cet adjectif a pu être galvaudé, vidé de son sens originel et de sa substance première.

VB

Notes

1
La fondation Lilian Thuram a réussi à convaincre la MGEN (Mutuelle Générale de l’Éducation nationale) et la CASDEN (banque coopérative de l’Éducation nationale) de lancer un programme multimédia d’éducation contre le racisme. Destiné aux professeurs des écoles des classes de CM1 et de CM2 qui en auront passé commande, ce programme permettra de sensibiliser potentiellement 1,3 millions d’enfants.

2
Écrits rédigés par Frédéric Mitterrand dans l’édito du catalogue d’Expolangues 2011

Ces professeurs sacrifiés sur l'autel du prêt-à-penser

De quoi a t-on encore le droit de débattre avec les élèves à l'école ? C'est la question que je me pose en apprenant que l'un de mes confrères, un professeur d'histoire-géographie d'un lycée de Manosque (Alpes-de-Haute-Provence) qui, après avoir été suspendu quatre mois et fait l’objet d’une enquête pour avoir projeté à ses élèves une vidéo anti-avortement , vient d'être révoqué... sans la moindre indemnité !

Pour ma part, j'ai visionné cette vidéo et n'ai pas tenu plus de deux minutes. Je dois bien avouer que je n'aurais jamais cru possible l'existence de telles pratiques barbares ! Une fois de plus, j'ai l'impression d'avoir été flouée sur un sujet que l'on ne m'a "servi" depuis mon adolescence que sous un angle positif. Ce film a bousculé mes certitudes et je comprends les élèves qui ont quitté précipitamment la classe avant la fin de la projection.

Néanmoins, on peut légitimement s'interroger sur le bien-fondé de certaines pratiques de cet enseignant. Devait-il obliger les élèves à regarder la vidéo dans son intégralité sous peine d'être notés absents ? Je ne le pense pas. La cruauté qui transparaît à travers ces images est d'une telle intensité que nul ne peut forcer quiconque à les visionner, à moins de se prendre pour l'un des tortionnaires d'Orange mécanique...

D'autre part, le professeur a-t-il précisé à ses élèves que les scènes n’avaient pas été filmées en France, mais en Espagne - peut-être dans des cliniques illégales - où les délais pour avorter dépassent largement les 12 semaines légales pratiquées en France ?

Enfin, l’enseignant a sans nul doute outrepassé ses droits en distribuant à ses élèves des tracts d’une association anti-avortement, ajoutant qu’il ne fallait utiliser ni la pilule ni le préservatif. Dans de telles conditions, qu’un enseignant puisse être rappelé à l’ordre par sa hiérarchie ne me choque pas.

Mais fallait-il pour autant le suspendre, comme l’a fait le ministre de l’Éducation nationale ? Il me semble que Luc Chatel aurait été bien plus inspiré d’exiger du professeur qu’il invitât des partisans à l'avortement (personnes du planning familial, médecins...) pour présenter aux élèves une autre approche du sujet et susciter ainsi un vrai débat dans la classe (NB : Selon les dires du professeur qui s'est depuis exprimé sur le sujet, un vrai débat a eu lieu).

« Ce qui s'est passé est inacceptable, les professeurs sont tenus à un principe de neutralité, de respect de la personne» a rappelé le ministre de l'Éducation nationale (Le Parisien.fr). Evoquer ces principes pour justifier sa décision de suspendre cet enseignant me semble inapproprié. N’est-il pas en effet paradoxal d’accuser de manquer au « respect de la personne » un enseignant qui, en s’opposant au droit à l’avortement, défend justement le droit à la vie ?

Enfin, concernant le « principe de neutralité », ce n’est pas la première fois qu’il est avancé. Dans mon blog, j’avais déjà pris la défense d’une autre enseignante, elle aussi abandonnée par les syndicats et accusée par sa hiérarchie de manquer à ses obligations de « neutralité et de laïcité » pour avoir fait visiter chaque année à des lycéens le camp de concentration d’Auschwitz. Elle a depuis été réintégrée, notamment grâce au Crif.

Elle avait par ailleurs été soutenue par une partie de ses élèves, l’une d’elles la félicitant de ne pas faire partie « de ces enseignants qui n'enseignent ni le génocide des juifs, et encore moins la shoah parce la majorité de leurs élèves sont musulmans ». Il en va de même pour le professeur pro-avortement qui déclare : «une immense majorité des élèves est contente du débat qui a eu lieu sur l'avortement ; toute une classe vient d'ailleurs de refuser de témoigner contre moi. » (Rue89)

Comme ces élèves, je pense que toutes les idées doivent pouvoir librement s’exprimer dans l’enceinte scolaire (censée former de futurs citoyens) et être combattues par ceux qui ont des idées opposées et non par les tribunaux déjà suffisamment encombrés comme cela. A ce rythme, bon nombre de professeurs siégeront sur le banc des accusés.

A l’exception peut-être de certains d’entre eux, qui, au travers de projets pédagogiques et rédaction de manuels scolaires, prônent la victimisation et la repentance à outrance, et ne sont pas, eux, inquiétés pour manquer à leur devoir de neutralité ! « Malheureuse neutralité qui forme tant de fausses consciences ». Cette citation de Louis Bourdaloue qui remonte au XVIIème siècle est hélas toujours d’actualité…

VB

Un diplôme sur la laïcité pour apprendre à «vivre ensemble» : tout un programme !


Le diktat du vivre ensemble a encore frappé. La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a estimé que le débat sur la laïcité devait aboutir à des propositions concrètes. « Je crois que la laïcité, le respect des croyances de chacun, ça se vit par l'éducation. Eh bien je pense qu'il nous manque peut-être en France aujourd'hui une formation à la laïcité, un diplôme sur la laïcité et les principes républicains », a déclaré Mme Pécresse sur France Info, le mercredi 30 mars 2011.

Cette formation «pourrait s'adresser et aider à la fois toutes les personnes qui sont en charge des cultes, mais aussi les directeurs de ressources humaines dans les entreprises ou bien les agents du service public qui se retrouvent au quotidien en charge de gérer cette question du vivre ensemble de communautés de citoyens qui ne pensent pas la même chose, qui n'ont pas les mêmes croyances ». Selon elle, cette proposition « permettrait de régler des problèmes qui se posent au quotidien dans les écoles, dans les services publics».

Encore une fois, pourquoi vouloir à tout prix s'adapter aux exigences communautaires de certains qui non seulement se montrent incapables d'assimiler les valeurs républicaines de la France (parmi lesquelles la laïcité) mais surtout crachent systématiquement sur notre identité nationale ? J'invite les futurs diplômés ès laïcité à méditer sur l'adage suivant : «chacun chez soi et les vaches seront bien gardées» !

VB

Difficile d'échapper à la dictature du Vivre Ensemble


La deuxième édition de la Semaine du vivre ensemble se tient à compter du 21 mars 2011 à Paris. Derrière cette initiative orchestrée par des associations comme La Ligue de l’enseignement, Réseau Éducation Sans Frontières (RESF) ou SOS Racisme, pour ne citer qu’elles, se cache la volonté de convaincre la jeunesse des bienfaits du "vivre ensemble".

«L’adolescence est en effet une période charnière de construction identitaire où se forgent les représentations de l’autre, c’est aussi le temps où surgissent les premières confrontations aux discriminations, lors d’une recherche de stage par exemple, ou celui où l’on se trouve confronté aux insultes et brimades stéréotypées. C’est pourquoi nous continuerons à accompagner sans relâche les jeunes parisiens et tous ceux qui œuvrent au quotidien pour la promotion des valeurs d’égalité et de fraternité», rappellent dans le dossier de présentation Colombe Brossel et Bruno Julliard, tous deux adjoints au Maire de Paris en charge de la vie scolaire, de la réussite éducative et de la jeunesse.

Or, si certaines activités proposées dans le cadre de cette opération tournent autour de l’acceptation du handicap et de la promotion de l’égalité des sexes - ce dont on ne peut que se féliciter - le programme 2011 reste surtout consacré à l’éloge du métissage, au devoir de repentance et à la dénonciation du racisme (évidemment, aucune mention n'est faite du racisme anti-blanc).

Les jeunes n’ont d’ailleurs que l’embarras du choix: "village des différents" pour aborder les différentes cultures du monde, "mur d’expression" sur le thème du vivre ensemble et des luttes contre les discriminations, expédition de cartes postales avec un message de fraternité pour lutter contre le racisme, jeu improvisé sur l’appréhension des stéréotypes et leur déconstruction concernant le racisme, ciné-débat autour des conditions d’accueil des Roms et de leurs difficultés au quotidien, performance "les danseurs de Hip Hop en action" sur le thème des discriminations, spectacle sur les figures du combat de la traite négrière et de l’esclavage ou encore présentation de sketches contre le racisme suivi d’un... goûter !

Sans doute pour mieux faire passer la pilule du "vivre ensemble" que veulent faire avaler à nos enfants quelques tenanciers de la pensée unique bien au chaud dans leurs quartiers cossus et qui eux, "vivent entre eux".

VB


Vidéo de la semaine du vivre ensemble 2010 (première édition)

Semaine de la presse à l'école : l'enfumage continue...



La Semaine de la presse à l'école devrait normalement permettre aux élèves de développer une approche critique du traitement de l'information par le biais d'analyse d'images et de coupures de presse, de débats avec des journalistes...

Mais dans la pratique, les thèmes proposés sont tellement orientés que cette initiative s'apparente à une énième tentative de manipulation et d'enfumage de la jeunesse que je dénonce régulièrement sur mon blog (contenu des manuels d'histoire géographie, littérature jeunesse...).

Pour preuve, dans le cadre de la 22e Semaine de la presse et des médias dans l'école®, la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, le Centre de liaison de l'enseignement et des médias d'information (CLEMI) et France Télévisions organisent le 23 mars 2011 à 20h (diffusion en direct sur la chaîne éducative curiosphere.tv) un débat intitulé : "Médias : un nouveau regard sur l’immigration ?" avec pour objectif de faire un point sur l’évolution du traitement de l’immigration et de la diversité dans les médias.

- La situation a-t-elle évolué concrètement en France et en Europe ?

- Quelles représentations stéréotypées, voire fausses, les médias véhiculent-ils encore ?

- Nos écrans sont-ils toujours aussi pâles ?

- Les médias communautaires et les nouveaux moyens d’information ouvrent-ils de nouvelles pistes ?

Le débat sera animé par Audrey Pulvar à la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration.

En guise de hors-d'oeuvre interviendront Jacques Toubon, Président du CA de la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration, France Renucci, Directrice du CLEMI et Hervé Bourges, Président du Comité pour la Diversité, France Télévisions. 


En plat principal, les téléspectateurs pourront "savouver" les interventions de Rachid Arhab (journaliste, responsable de l’Observatoire de la Diversité au CSA), Reynald Blion (manager Programme Médias et Diversité au Conseil de l’Europe), Mercedes Erra (présidente du Conseil d’Administration de la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration), Marie France Malonga (sociologue des médias et chargée de cours Médias et Minorités à l’Université Paris II) et Edouard Mills Affif (auteur de La Saga des Immigrés, deux documentaires sur la représentation des immigrés à la télévision des années 1960 à 1990).


Cerise sur le gateau : le CLEMI organise en partenariat avec ARTE un concours destiné aux lycéens sur le thème des... Roms ! Les élèves devront proposer leur propre montage à partir des rushes d’un reportage diffusé sur ARTE. L'an dernier, ils avaient dû plancher à partir d'images du reportage Afghans à Paris : demandeurs d’asile.

On ne change pas une équipe qui gagne !

VB


Vous avez dit échec scolaire ? Juste une vue de l'esprit...


La loi d'orientation du 23 avril 2005 prévoit «la réussite de tous les élèves ». Bel objectif que celui-ci ! Presque une profession de foi... Mais afin que ce voeu ne reste pas pieux, tous les moyens sont mis en oeuvre pour atteindre cette injonction - une supplique devrais-je dire - du Ministère.

Ainsi, pour que la méthode Coué fonctionne à plein régime, l'enseignant est conduit vers la voie de l'autosuggestion consciente. Pour l'aider dans ce parcours semé d'embûches, des inspecteurs pédagogiques sont là pour lui rappeler qu'il n'existe pas d'échec scolaire, qu'il n'y a que de mauvais professeurs. C'est donc à lui et lui seul de s'adapter au nouveau public d'élèves qu'il accueille dans ses classes.

Mais l'enseignant n'est pas démuni. Des outils sont mis à sa disposition pour l'aider à parvenir à ses fins. Le livret de compétences ronronne à son oreille pour lui rappeler que les élèves ne sont pas mauvais, qu'ils sont capables de réaliser maintes tâches. Et tant pis pour les erreurs d'orthographe. Rassuré, le professeur valide les compétences...

Tant que les enseignants refuseront de revoir leur niveau d'exigence à la baisse, il est à craindre que «la réussite de tous les élèves» ne demeure à l'état de credo irréalisable. Les professeurs sont donc sommés d'investir impérativement dans l'achat de nouvelles lunettes ! Car l'échec scolaire est juste une illusion d'optique. En modifiant leur point de vue et en déplaçant le curseur, les professeurs s'apercevront, à l'instar de Candide, que «tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles» !

Dans un avenir radieux, il n'y aura plus d'échec scolaire. Quand l'Ecole aura décidé qu'à l'âge de 17 ans, un élève doit être capable d'épeler son nom et de l'écrire sans faute, l'Education nationale, soulagée, pourra se prévaloir d'avoir atteint son but.

VB

La France a-t-elle vocation à devenir le paillasson du tiers-monde ?


Tout porte à le croire si l'on jette un coup d'oeil à l'affiche de la conférence Migrations internationales et politiques d'accueil organisée lundi 14 mars 2011 à la Bibliothèque du Centre Pompidou à Paris... le tout sous l'égide de l'association France terre d'asile et du Ministère de la Culture et de la Communication.

Reste à espérer que le mécène Frédéric Mitterrand n'ait pas la lumineuse idée d'envoyer cette affiche aux enseignants d'histoire-géographie pour remplacer les planisphères accrochées sur les murs des salles de classe. Ou bien qu'il ne la destine aux professeurs d'arts plastiques pour initier leurs élèves à l'art contemporain...

VB

Ces pseudo-intellos qui privilégient l'étude du rap à celle de nos grands écrivains


Dans un article intitulé Mon prof de français s’appelle Booba, le journaliste indépendant Etienne Quiqueré s’interroge : « Et si on apprenait les figures de style avec le rappeur Booba ?». D’après lui, ce rappeur serait doté d’un « réel talent d’écriture», maniant avec art les diverses figures de style. Et d’ajouter : « Au point que pour illustrer leurs cours, les profs de français au lycée pourraient tout aussi bien utiliser B2O [titre d’une chanson de Booba] que Baudelaire. Après tout, voilà qui parlerait peut-être plus aux élèves et qui valoriserait davantage la matière en montrant que la langue française est bien vivante».

Non content de placer Booba au même niveau que Baudelaire, ce journaleux ose une autre comparaison : «De par la structure de refrain inhérente aux chansons, il est logique de retrouver des anaphores, où l’on répète un même ensemble de mots, comme dans le J’accuse de Zola». Et il n’est pas le seul à vanter les mérites du rappeur. Avant lui, l’écrivain Thomas Ravier lui a consacré un article dans la Nouvelle revue française en 2003, faisant de Booba le « nouveau Céline». Les amateurs de littérature n'ont qu’à bien se tenir…

Florilège d’extraits classés par figures de style par Etienne Quiqueré :

L'allégorie : « Quand j’vois la France les jambes écartées j’l’encule sans huile»

L'hyperbole : « Je fais des dons d'urine pour que la France entière se désaltère»

La gradation : «Tu peux pas rivaliser, on va te dévaliser / Te déraciner, te décalciner»

D'autres groupes de rap insultent gravement notre pays.
Une pétition en ligne demande des poursuites judiciaires à leur encontre.

VB 

La révolte dans les pays arabes vue par... un syndicat enseignant


« Avez-vous respiré l’air frais du matin ? Vous n’avez rien senti ? Allons, respirez à pleins poumons et inspirez... profondément. L’air semble plus léger. Il y flotte comme une douce et entêtante odeur. Appliquez-vous, vous allez la percevoir. C’est une odeur agréable et délicate, une odeur enivrante de jasmin, le parfum de la liberté. Elle nous vient de l’autre côté de la Méditerranée, de Tunisie, d’Egypte, peut-être demain de pays voisins…» (SE-UNSA Lettres)

Cette exaltation béate et cet enthousiasme démesuré de la part d'un syndicat enseignant à l'égard des événements sans précédent qui se déroulent dans les pays du Maghreb et en Egypte, et dont nul ne peut prévoir les conséquences migratoires, me paraissent pour le moins prématurés et surtout, totalement décorrélés des préoccupations qui ont trait à l'Ecole. A moins que ce message bucolique du SE-UNSA ne serve à sensibiliser les professeurs sur la formidable mission éducative qui les attend dans un avenir proche, à savoir accueillir dans leurs classes tous ces nouveaux arrivants...

VB

Des hommes et des Dieux : la tolérance à sens unique !



A première vue, on pourrait se réjouir que Des hommes et des Dieux, film qui avait déjà obtenu en mai dernier le Prix de l'Education nationale à Cannes, soit primé aux Césars.

Mais à entendre la réaction de Xavier Beauvois lors de la remise de son César, on ne peut que se raviser et déplorer que ce film ne serve finalement que le discours politique démagogique de son réalisateur, visant à démontrer que ceux qui ont peur (en l'occurrence peur des terroristes islamistes, si l'on se réfère au sujet du film) ne sont qu'une bande de révisionnistes, de gens immondes, sournois et intolérants.

Et pour mieux les réduire au silence, il leur oppose la conduite exemplaire de moines trappistes qui, habités par l'esprit de paix et de pardon, ont préféré se faire assassiner plutôt que partir ou résister à leurs oppresseurs par les armes !

Un beau message à destination de tous les citoyens français que nous sommes (quelles que soient d'ailleurs nos origines et nos convictions), nous invitant à courber l'échine face à une poignée d'extrémistes islamistes fanatisés qui veulent imposer par tous les moyens leur conception de la culture, des moeurs et de la religion sur notre territoire. Un beau message hélas adoubé par de nombreuses personnalités politiques qui leur ont déjà entrouvert les portes.

C'est comme si les malheureux moines de Tibhirine avaient été assassinés deux fois : la première, physiquement, par un groupe présumé d'islamistes terroristes. La seconde, idéologiquement, par un réalisateur qui utilise leur martyre à des fins politiques et mercantiles.

Pour sa rédemption, on ne saurait trop lui conseiller de reverser l'intégralité des recettes de son film qui a fait plus de 3,5 millions d'entrées dans l'Hexagone aux organisations qui viennent en aide aux Chrétiens d'Orient qui, tous les jours, continuent d'être martyrisés et assassinés. Amen !

VB

Morceau de bravoure : de 2'47 à 3'51 :

« On peut mettre en lumière la parole de gens, de frères, de moines ou d'autres personnes. On peut mettre cette parole en lumière et c'est une parole d'intelligence qui est une parole qui dit juste simplement : il ne faut pas avoir peur des autres. Il faut juste se parler et quand on se parle, ça va. C'est un message de liberté, d'égalité, de fraternité. Et il y a des choses qui se passent en France en ce moment. C'est un petit peu l'inverse. On dit : il faut avoir peur. Des choses immondes que j'entends... Des remises de prix à des négationnistes ou des choses immondes. Des choses sournoises comme Zemmour ou des choses intolérables comme Hortefeux... et voilà. Le cinéma français, il est comme la France ; il est riche, il est varié et je n'ai pas envie que dans les campagnes électorales qui arrivent on dise du mal des Français musulmans. C'est la leçon de ce film et là, je vais arrêter parce que je vais dire des bêtises ».

Quand des parents d'élèves font l'expérience du politiquement incorrect


«Nous parents, à l’heure où certaines catégories d’individus sifflent la Marseillaise, nous posons la question : Pourquoi ne pas, plutôt que des chants arabes, enseigner notre Marseillaise à nos enfants ?».

Telle est la teneur du courrier anonyme envoyé aux parents d'élèves d'une classe de l'école primaire de l'école du Pin (Gard) pour protester contre l’apprentissage et le chant en classe des paroles d'une berceuse, dont une partie en langue arabe, extraites du film d’animation Azur et Asmar. (Midi Libre.com)

Le texte affirme que plusieurs parents se disent « étonnés que leurs enfants apprennent une chanson arabe à l’école ». Certains refuseraient même que leurs petits entonnent la berceuse à la kermesse de fin d’année.

Pour ma part, je partage l'inquiétude de ces parents et en ma qualité de professeur, je me désolidarise de la communauté enseignante de cette école qui a vivement critiqué leur démarche.

Que mon propos soit clair : je ne critique pas le fait qu'une institutrice puisse, dans le cadre de l’opération “école et cinéma” soutenue par l’Education nationale, projeter à ses élèves le film Azur et Asmar. Pas plus qu'elle n'en fasse une étude filmique en classe. Ce que je lui reproche, c'est d'avoir obligé ses élèves à apprendre cette chanson en langue arabe, avec la bénédiction de l'inspection de l’Education nationale, l'étude de la berceuse figurant très officiellement dans la fiche pédagogique du film.

« Il y a de plus en plus de mise en cause des enseignants dans le cadre de leur travail : agressions verbales, menaces, c’est comme ça tous les jours », déclare l’inspecteur de l’Education nationale Marcel Lotito pour justifier la défense de cette enseignante.

Plutôt fort de vinaigre quand on sait qu'ordinairement, les enseignants sont rarement défendus par les instances hiérarchiques. J'en veux pour preuve les nombreux exemples recensés sur ce blog. Combien d'enseignants blâmés, mutés, suspendus voire radiés pour des motifs plus que discutables ? Certains, sous pressions parentales, se voient rappelés à l'ordre par leur hiérarchie pour avoir simplement "mal noté" leurs élèves.

Quand des parents s'indignent contre le fait qu'un enseignant diffuse un film sur l'avortement ou qu'une autre emmène chaque année ses élèves visiter un camp de concentration, ils obtiennent gain de cause (à juste titre ou pas, on peut en débattre). En revanche, lorsqu'ils tentent de s'indigner contre une enseignante qui "contraint" ses élèves à apprendre des paroles d'une chanson en arabe, ils se retrouvent conspués par une grande partie du corps enseignant et des instances de l’Education nationale. Deux poids, deux mesures.

Pas étonnant que les parents soient tentés de retirer leur progéniture de l'école publique...

VB

Mes livres

Les hussards noirs de la robotique

Génération Treillis

Je suis une prof réac et fière de l'être !

Ces profs qu'on assassine

L'Ecole dans les griffes du septième art

Le vrai visage de la téléréalité

Confessions d'une jeune prof